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Bienvenue !

Je suis moi
Je ne peux être que ça

    


Votre hôte,
GinTonHic

 

  
Jeudi 5 juin 2008
 

 

On ne redoute jamais

ce que l'on ne connaît pas ; 

on redoute seulement que

ce que l'on connaît

ne touche à sa fin

 

                           Krishnamurti

 

 

 

 

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Mercredi 4 juin 2008
  

Le journal naît volontier d'un malaise qui cherche à se résoudre dans l'archivage de soi. C'est pourquoi il est souvent le refuge ou le remède des consciences inquiètes, perturbées, incertaines d'elles-mêmes.

 

HUBERT AQUIN, Journal 1948-1971

 

 

 

 

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Mercredi 4 juin 2008

 

 

Le bonheur est une sorte
d'archipel composé d'instants heureux.
Entre ces îlots, il y a
de l'errance et de la solitude.

 

              PATRICE LEPAGE

 

 

  

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Mercredi 4 juin 2008

 

Je vous présente une autre oeuvre du jeune peintre de 16 ans, Simon C.

 

LES DAUPHINS, peinture à numéro

   
                                          Tous droits réservés

 

 

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Mardi 3 juin 2008
 
 
 

Pourquoi une « non-fumeuse » comme moi part-elle en guerre contre le tabagisme ?

 

De quoi je me mêle ?

 

Vous croyez que j'ai le syndrome d'intolérance des non-fumeurs ? Vous croyez que je ne suis qu'une frustrée ou encore une  vieille « maudite » chialeuse ? Ou bien vous pensez que je suis une illuminée qui pense qu'elle va réussir à sauver le monde ? Un genre de Mère Thérésa ?

 

N'ayez crainte ! Y en pleut pas des Mères Thérésa ! La preuve ? Je vous mets au défi de trouver une seule « Mère quelque chose » dans votre cercle de relations. Vous verrez ! C'est pas rare, c'est ben rare !

 

Non, je ne suis ni un ange, ni un démon. Je suis moi. Défaite.

 

Il y a six ans, mon père a fait trois accidents cérébraux vasculaires (ACV) qui l'on laissé en perte d'autonomie. Il  peut difficilement se déplacer sans sa marchette, et même encore !  Il est tombé au moins 783 fois depuis cinq ans. Il est incontinent et doit porter des couches. Il fait pneumonies par-dessus pneumonies. Le tube d'oxygène est devenu son grand ami. Il fumait, en moyenne, trois paquets de cigarettes par jour.

 

Au cours des mêmes cinq ans, ma mère, qui fait de l'emphysème, et qui fumait quand même, a dû subir une greffe de l'aorte abdominale. Artères totalement bloquées.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle y reste.

 

Aujourd'hui, elle a terriblement mal aux jambes au point d'en avoir de la difficulté à marcher. Les artères principales de ses jambes sont sclérosées. Faudrait une autre greffe. Et là, je ne parle même pas des artères du cou, elles aussi bloquées : d'un côté à 80 %, de l'autre à 50 %. Le médecin ne l'opérera pas. Elle n'y survivrait pas. Avant sa greffe, elle fumait, en moyenne, deux paquets de cigarettes par jour.

 

La première fois que j'ai dû faire hospitaliser mon père, il était bleu. Dès que l'infirmière l’a vu, elle l'a envoyé directement à la salle d'urgence. On n'a même pas eu le temps de le changer. Réanimation cardiaque. Durant la nuit, on a dû le transporter aux soins intensifs. Ses poumons étaient tellement enfumés qu'ils avaient cessé de fonctionner.

 

Quand je suis arrivée aux soins intensifs le lendemain matin, une infirmière m'a prise de côté, histoire de me préparer à ce que j'allais voir.  Même si elle m'avait avertie que mon père était branché de partout, quand je l'ai vu, j'ai craqué.  Il passait du bleu au rouge en quelques secondes ; il s'étouffait ; il tremblait de partout. J'étais certaine qu'il allait mourir. Il essayait de me parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Je ne comprenais pas ce qu’il essayait si difficilement de me dire. Impuissante, j'assistais à une scène d'horreur. Je pensais que le coeur allait me sortir des entrailles. J'ai failli m'évanouir.  Ça a dû paraître dans mon visage parce que l’infirmière est accourue avec un verre d'eau.

 

Mon père s'en est sorti, par quel miracle, je ne saurais dire.

 

Puis, pendant les quatre années qui suivirent cette première tragédie, mon père devait être hospitalisé un mois sur deux. Trois années noires, pour ne pas dire d'enfer ! pour toute la famille.

 

Pour mon père d'abord, qui perdit son autonomie. Pour ma mère, qui fit un anévrisme tellement le stress était intense. Pour ma soeur, qui arrive encore à se tenir la tête au-dessus de l'eau, mais qui m'inquiète souvent. Pour moi, qui ne serait probablement plus là, si je n'avais pas eu de soeur à protéger.

 

De tout ce calvaire, je retiens que la cigarette est un poison qui tue.  Mais qui tue lentement, très, très lentement et péniblement.  Elle tue non seulement celui ou celle qui fume, mais tout son entourage.  Encore ici, très, très, très lentement et péniblement.

 

Je ne suis pas contre un individu qui veut en finir avec sa vie. C'est un choix personnel qui ne regarde personne d'autre que lui. Mais quand ce choix implique la souffrance, voire même la mort d'une autre personne, qu'on dit souvent aimer, là, vraiment, ça ne va plus.

 

Ne méritons-nous pas tous de vieillir en santé ? avec un maximum d'autonomie ? avec un coeur léger au lieu d'un coeur affligé ?

 

publié dans : La bêtise humaine
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Lundi 2 juin 2008






Il y a de ces amours que l'on sait interdits,
mais qui vous consument jusque dans l'âme.
Ceux-là, oui, ceux-là ne sont pas faciles à oublier.


GinTonHic


publié dans : Mes poèmes
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Dimanche 1 juin 2008



Eh oui ! Encore moi avec mon délire sur les conditions de vie des aînés en perte d'autonomie.

Que voulez-vous, j'me peux plus !

Encore cette semaine, on parlait, aux nouvelles, qu'il y a des aînés qui sont seuls à la maison.

On parlait aussi, dans La Presse, du classement des urgences, qui n'est pas très reluisant.

Et la meilleure, atteinte aux droits des prisonniers qui ne reçoivent qu'un seul bain par semaine faute de place dans les prisons ! C'est quoi la différence entre eux et les personnes âgées qui ne reçoivent qu'un seul bain aussi ?

Je suis outrée ! Je ne sais plus comment le dire. Est-ce que c'est moi qui ne comprend rien ? Ou bien c'est le monde qui vire fou ?

Madame Blais, la Ministre de la famille, disait cette semaine à la télé, face à la solitude et le besoin d'aide des aînés vivant seuls à la maison, qu'il fallait instauré un mécanisme pour venir visiter à la maison ces aînés. Elle avait l'air très touchée et très impliquée dans cette cause. 

Aye ! Aye !  La prise en charge par la famille n'est pas une solution aux aînés en perte d'autonomie.

Si je me fie à mon expérience, un aîné en perte d'autonomie qui habite dans sa demeure risque d'être plus malade qu'un aîné dans un CHSLD ou autres établissements du genre.  Pourquoi ? Parce qu'il met plus de temps à consulter ; parce qu'il n'a pas la même hygiène ; parce que l'environnement ne peut pas lui donner les mêmes soins.

Dans quelle langue dois-je le dire ? Je suis prête à donner accès au dossier médical de mon père récemment décédé pour en faire un élément de preuve. Je suis persuadée que d'autres aidants naturels emboitéraient le pas.

Par curiosité, je suis allée fouiller Internet pour obtenir des chiffres. Je suis tombée sur une étude de l'Institut National de santé du Québec, intitulée « Un portrait de la santé des Québécois de 65 ans et plus », dont voici le lien : http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/180_PortraitSantePersonnesAgees.pdf

Dans cette étude, on mentionne qu'en 2003, près d'un million de personnes étaient âgées de plus de 65 ans. 

NOTE : Lors des consultations publiques sur les conditions de vie des aînées, la population prise en compte par le Ministère de la famille visait les personnes de 50 ans et plus.  Mausus de FADOQ !

Le tableau ci-dessous, donne le taux d'incapacité pour le groupe des 65 ans et plus, selon l'étude.



Selon cette même étude, 90% des personnes de ce groupe d'âge vit encore dans son milieu, dont le tiers vit seul.

Bien sur que l'aîné malade veut rester à la maison. On n'arrête pas de lui dire que c'est pas le fun vivre dans un bloc de personnes âgées.  Et ceci fait bien l'affaire du Gouvernement. Ça va lui coûter moins cher ! Le Gouvernement se fout complètement de l'aîné et de ses conditions de vie. Surtout, il oublie que ses membres y siègent grâce à ces mêmes ti-vieux.

La prise en charge par la famille coûte cher à la Société aussi. La personne âgée malade se retrouve souvent à l'urgence dans une civière, attendant que une chambre qui est souvent occupée par un autre aîné vivant à la maison dont les séjours s'allongent. Et, je l'ai déjà dit, les aidants naturels deviennent malade, ce qui crée aussi des visites à l'urgence.

Moi, j'apellais ça mes visites de groupe.  Tant qu'à être à l'hôpital avec mon père, j'en profitais pour faire soigner ma mère à l'urgence, et moi-même lorsque requis : une chambre en gériatrie pour mon père ; une civière à l'urgence pour ma mère, en attente d'un lit à l'étage ; une chaise à l'urgence pour moi, qui aboutirait peut-être sur une civière à l'urgence, et espérant ne pas finir dans un lit à l'étage. Le jeu du domino.

Mais combien tout cela coûte-t-il à la société ? J'ai cherché, peu, je l'admets, mais je n'ai rien trouvé à cet égard sur Internet.  Je serais curieuse de savoir.  Ce serait une belle thèse de doctorat.  Qui se lance ?

Enfin, je sais que les chiffres, on peut leur faire dire n'importe quoi, mais ils donnent certaines indications quand même

Alors, Monsieur Couillard, on aura beau avoir tous les médecins de la planète dans nos hôpitaux du Québec, la maladie demeure la maladie. La guérison se fait en son temps, médecin ou pas.  On ne peut pas aller plus vite.  Alors, M. Couillard, vous croyez réellement désengeorger les urgences ? 

Et, pendant que j'y pense, il est où votre ti-vieux à vous ? Parlez-nous en donc ! Et vous, monsieur Charest, il est où votre ti-vieux ? On ne le sait pas non plus. Parlez-nous en donc !

Où sont donc les journalistes qui ont le guts de nous montrer ce que les membres du gouvernement font avec leurs ti-vieux ?

SVP, donnez-nous l'heure juste. Je voudrais bien le faire moi-même. Mais je ne suis que Madame tout le monde, qui peut donner du Tylénol, des injections d'insuline quand aucun préposé aux bénéficiaires ne peut le faire.

Bon. Je me tais. J'en ai assez dit pour aujourd'hui...



publié dans : Mes grands délires
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Mardi 27 mai 2008


 

 

Il y avait en moi ce tourment

Bien avant les premiers instants

Comme une croix

Qui allourdit le pas

 

Il y avait en moi cette tristesse

Bien plus grande que ma petitesse

Comme si le souvenir d’autres vies

Me poursuivait à l’infini

 

Il y avait ce creu

Le plus creu des creux

Qui ne trouve mot

Que dans les maux

 

Il y avait ce vide

Un vide tellement vide

Que même l’écho

Ne trouve mot

 

Il y avait cette détresse

Comme les cheveux que l’on tresse

Serré tellement

Que rien ne bouge au vent

 

Il y avait ce désespoir

Que l’on rencontre dans le noir

Qu’on ne voudrait plus voir

Dont on voudrait briser le miroir

 

Il y avait ce désir de partir

En finir

Dernier soupir

Ne plus jamais revenir

 

Il y avait ce délire

Qui n’était que sourire

Qui ne voulait que rire

Qui ne demandait que de vivre

 

Il y avait en moi ce désir

De laisser vivre ce délire

De laisser ce délire

En moi vivre

               

 

 

 

publié dans : Mes poèmes
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Dimanche 25 mai 2008


De celui-ci je m’ennuie

De ne pas avoir à tout expliquer

De rien dire et être comprise

De parler et être écoutée

De lui je m’ennuie

Je m’en veux aussi

De ne pas avoir su lui dire oui

 

De celui-ci je m’ennuie

Quand il me prenait dans ses bras

Au beau milieu de la rue

Arrêtant la circulation

Je me souviens de notre chanson

« Don’t forget me when I’m gone »

Il vivait trop loin d’ici

 

De celui-ci je m’ennuie

Quand quelqu’un m’approchait

Dans ses bras il me serrait

Il n’avait aucune honte

De montrer au monde

Que j’étais de ce monde

Que j’étais son monde

 

De celui-ci je m’ennuie

De ces soirées du vendredi

Où se rencontraient nos vies

Où dialoguer devenait possible

Où tout devenait sensible

Où le temps s’arrêtait

Où l’on s’aimait

 

De celui-ci je m’ennuie

De nos jeux d’esprit

Quand nous entrions au travail

Bien avant l’heure de travail

Juste pour parler

Parfois même jouer

Comme pour se recréer

 

De celui-ci je m’ennuie

De sa folie enivrante

De cet amour intense

De celui-ci je m’ennuie

De sa façon de m’appeler Gi

De sa façon de me prendre jusqu’à l’oubli

C’est de lui que la plupart du temps  je m’ennuie



                              GinTonHic



 

publié dans : Mes poèmes
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Dimanche 25 mai 2008


J’ai traversé le monde dans la solitude

Cherchant quelques encouragements

Pour m’affranchir de la servitude

 

De ses élans sanglants

Je n’ai trouvé que lassitude

À insuffler à mon tourment



                            GinTonHic


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Pourquoi «délires» ?

   

J'É-Cris...
 

Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des espoirs. 
  
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière violente, se substituant à mes angoisses insoutenables. 
  
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être moi. Mais aussi pour faire que vous soyez. 
 

Alors, vous venez ?  

     

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