Vous qui savez d'où je viens
Qui savez tout de moi enfin
Pourquoi refusez vous de voir
Dans mes yeux le désespoir
GINTONHIC

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Je suis moi
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Vous qui savez d'où je viens
Qui savez tout de moi enfin
Pourquoi refusez vous de voir
Dans mes yeux le désespoir
GINTONHIC
Val-David, Québec, CANADA
Janvier 2008
Il fait noir il fait froid
Je ne sais plus ce qui m’arrive
Je suis hors de moi
Mon âme à la dériveLa certitude m’a quittée
Je nage dans l’ombre
Comme un poisson aveuglé
Comme un songe sombrePlus aucun point de repère
Ne me guide à cette terre
Je m’enfonce dans les ronces
Qui jamais ne renoncentMille souvenirs me hantent
De cette vie rapiécée
Déchirée par la tourmente
Sacrifiée sans pitiéPourrais-je un jour me relever
Sentir enfin le vent léger
Dans mes voiles déployées
Sans crainte de sombrerPourrais-je un jour chanter
Comme un oiseau sur le mât perché
Qu’enfin j’ai oublié
Combien follement je t’ai aimé
GINTONHIC
Peut-être
Un autre jour plus tard
Ou bien une autre année
Finirai-je par comprendre
Ce personnage mystérieux
Qu'est l'Être humain
Oui peut-être
Un autre jour plus tard
Ou bien une autre année
Peut-être une autre vie
GinTonHic
Je n'en peux plus de ces milliers d'images
Qui tourbillonnent dans ma tête
De cette boule qui enfle dans mon ventre
Du poids du monde sur mes épaules
De tes monstres qui m'arrachent le coeur
Je ne suis pas Dieu
Je ne suis que moi-même
Avec ce que j'ai de plus beau
Avec ce que j'ai de moins beau
Je suis moi
Je ne peut être que ça
GINTONHIC
GinTonHic
Parce que mon père nous a quitté, je reprends ceci...
Non, je ne t’effacerai jamais de mes sensMalgré le cri de ta dernière imageTu existeras toujours de tes cendresDans mon cœur vibrant de ton souvenir
Jamais je ne m’éloignerai de toiPour sombrer dans l’odieuse torpeurTu m’en voudrais toujoursCar toi, tu n’as jamais eu peur
Toujours je te garderai près de moiCar tu es toute la nuitLa nuit dans son plus grand émoiQui incite toujours à la vie
Non, je ne t’oublierai pasMême si j’oubli ta chair pétrifiée
Ton cerveau asséchéCe corps n’était plus toi
Non, je ne t’effacerai jamais de mes sensMême si je ne te l’ai jamais ditJ’aurais voulu trouver les mots intensesMais ma pudeur me l’a interdit
Non, je ne t’effacerai jamais de mes sensNonNon, je ne t’effacerai jamais
Jamais
Ta fille qui t'aime
Viens un matin
Tu te réveilles
Et tu sais
Que tu n'aimes plus
Illusion
Lorsque ton regard me transperce
Dans l’ombre de l’ivresse
Tu ensorcelles mes démons
Qui enflamment ma raison
Illusion
Toi si tendre et si cruelle
Qui m’enchaîne à ton aile
Tu plonges mon âme dans la volupté
Tu trompes mon cœur avec le goût d’aimer
Illusion
Toi si habile
Toi si subtile
Tu mens comme un voleur
Rêvant d’un ailleurs meilleur
Illusion
Tu es sans pardon
De par le passé
Tu m'as souvent fait pleurer
Maintenant tu ne me fais que pitié
J'É-Cris...
Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon
esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des
espoirs.
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière
violente, se substituant à mes angoisses insoutenables.
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être
moi. Mais aussi pour faire que vous soyez.
Alors, vous venez ?
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