« Je l'aimais de tout mon vide. »
Extrait de : « Se perdre », de Annie Ernaux
J'ai écris ce poème en avril 2003. Quatre ans déjà. Il est temps, enfin, de le sortir de moi...
Je n’en peux plus de cette vie
Cette vie que j’ai reçue gratuit
Cette vie que je n’aurais jamais choisie
De toute ma vie
Oui
Je hais cette vie
Qui de mes ennuis se languit
Qui de mes malheurs se nourrit
Oui toi sale vie
Qui me sourit
Qui parfois même me séduit
Comme je te maudis
Qui me laisse croire
Qui me remplit d’espoir
Tu n’es que déshonneur
Tu frimes comme un tricheur
Tu mens comme un voleur
Tu donnes sans compter
Tu reprends sans pitié
Fiche-moi donc la paix
Pauvre conne que tu es
Jamais tu ne me seras utile
Toujours tu me seras futile
Oui sale vie
Mes espoirs tu as flétris
Mon âme tu as aigrie
Mon cœur tu as anéanti
Oui sale vie
Sors de ma vie
Oui sale vie
Entre toi et moi tout est fini
Oui, toi, avec tes airs de maraudeur
GINTONHIC
Il y a au centre de chacun
une présence qui demande à être au monde.
Elle n'arrive pas toujours à faire surface,
mais elle est.
En plein millieu de l'angoisse,
dans le profond d'un découragement,
dans le lointain de la folie,
elle est et demeure intacte,
prête à se manifester
quand sera possible
l'expérience d'une certaine ouverture.
DENIS PELLETIER
Nous nous sommes aimés
Pour ne plus nous
aimer
GINTONHIC
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