Nous nous sommes aimés
Pour ne plus nous
aimer
GINTONHIC
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Nous nous sommes aimés
Pour ne plus nous
aimer
GINTONHIC
Il y a au centre de chacun
une présence qui demande à être au monde.
Elle n'arrive pas toujours à faire surface,
mais elle est.
En plein millieu de l'angoisse,
dans le profond d'un découragement,
dans le lointain de la folie,
elle est et demeure intacte,
prête à se manifester
quand sera possible
l'expérience d'une certaine ouverture.
DENIS PELLETIER
Jours de pluie, jours de soleil
J'ai eu mes jours de feu, mes jours de froid
J'ai vécu ma vie
À fleur de peau, à fleur de coeur
Mais je n'ai pas touché le fond de moiJe veux aller aux antipodes de moi-même
Chercher mes quatre vérités
Je veux connaître les passions les plus extrêmes
M'y perdre pour mieux m'y trouver...
Extrait de : « Antipodes »,
paroles de LUC PLAMONDON
J'ai écris ce poème en avril 2003. Quatre ans déjà. Il est temps, enfin, de le sortir de moi...
Je n’en peux plus de cette vie
Cette vie que j’ai reçue gratuit
Cette vie que je n’aurais jamais choisie
De toute ma vie
Oui
Je hais cette vie
Qui de mes ennuis se languit
Qui de mes malheurs se nourrit
Oui toi sale vie
Qui me sourit
Qui parfois même me séduit
Comme je te maudis
Qui me laisse croire
Qui me remplit d’espoir
Tu n’es que déshonneur
Tu frimes comme un tricheur
Tu mens comme un voleur
Tu donnes sans compter
Tu reprends sans pitié
Fiche-moi donc la paix
Pauvre conne que tu es
Jamais tu ne me seras utile
Toujours tu me seras futile
Oui sale vie
Mes espoirs tu as flétris
Mon âme tu as aigrie
Mon cœur tu as anéanti
Oui sale vie
Sors de ma vie
Oui sale vie
Entre toi et moi tout est fini
Oui, toi, avec tes airs de maraudeur
GINTONHIC
Toujours dans cette quête
Qui me poursuit sans cesse
Je n'aurai point de répit
Tant que tourbillonneront
Dans ma tête saturée
Ces errances fugitives
GINTONHIC
Je n'ai pas touché ton visage
Pour me souvenir
J'ai touché ton visage
Pour me languir
« Je l'aimais de tout mon vide. »
Extrait de : « Se perdre », de Annie Ernaux
Tant de tristesse refoulée
Cette peur de se laisser aller
de peur de trouver mieux ailleurs
Cette culpabilité qui étreint
qui ne veut point lâcher prise
Tout cela
ne sert à rien
Car demain
tu seras mort
Mort dans ton coeur
ton corps incapable de vibrer
seulement capable d’avancer droit devant
Mais pour où aller
Vers le néant d’une vie perdue
perdue d’avoir trop essayé de ne point perdre
Pour qui
Pour quoi
Pour quelqu’un
qui se fout
que tu lui aies donné ta vie
pour lui conserver la sienne
Un jour
lorsque moins préoccupé par sa propre vie
ce quelqu’un verra la mort dans tes yeux
Alors là
peut-être
sera-t-il capable de te libérer
Et là
peut-être
verras-tu enfin dans mes yeux
toute la vie que tu y as apportée
Ta folieMon bel amiOui, ta folie
Comme je m’en ennuiComment imaginer un seul instantVide de toi, vide de nousAdieu griserie, bonjour tourmentQu’est-il arrivé de nousJe veux me perdreOui, me perdreMe perdre en toiMe perdre pour toiFolie, douce folieTu m’as envahieTu m’as éblouieTu m’as tout prisVa-t-en, douce folieJe te renieVa-t-en, douce folieJe te maudit
Illusion
Lorsque ton regard me transperce
Dans l’ombre de l’ivresse
Tu ensorcelles mes démons
Qui enflamment ma raison
Illusion
Toi si tendre et si cruelle
Qui m’enchaîne à ton aile
Tu plonges mon âme dans la volupté
Tu trompes mon cœur avec le goût d’aimer
Illusion
Toi si habile
Toi si subtile
Tu mens comme un voleur
Rêvant d’un ailleurs meilleur
Illusion
Tu es sans pardon
De par le passé
Tu m'as souvent fait pleurer
Maintenant tu ne me fais que pitié
J'É-Cris...
Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon
esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des
espoirs.
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière
violente, se substituant à mes angoisses insoutenables.
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être
moi. Mais aussi pour faire que vous soyez.
Alors, vous venez ?
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