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Vendredi 2 novembre 2007

 

Fébrilité

Voilà ce qui m’habite

Fébrilité

Mais aussi fatigue

 

La tête pleine

Trop

Tourbillon incessant

Images qui s’entremêlent

S’entrechoquent

 

Dormir

Aller au bout de je ne sais quoi

Dormir

Pour taire cette lourdeur du cœur

 

Dormir

Bercée par les vagues de l’âme

Alourdie de déchirures

Amas de bouts de papiers

Morcelés fins

Si fins qu’ils n’arrivent à contenir

Que lettres décousues

Perdues

Mots blessés

Par la lame affûtée

De cisailles assoiffées de pleurs

 

Couper

Tailler

Fendre la peau

Effacer la moindre tache

La moindre imperfection

La moindre trace

 

Dormir

Oublier le vent

Sur la grève souffler

Dormir

Oublier la tempête gronder

Le navire étriqué

 

Dormir

Ne plus s’arracher le cœur de pleurs

Effacer la peur

La peur

Qu’un soir de peur

N’arrive malheur

 

Dormir

Ne plus se dire

Ne plus se rire

Dormir

Ne plus souffrir

Ne plus jamais entendre soupir

 

 

 

GinTonHic 

 
 

 

par GinTonHic publié dans : Mes poèmes
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Samedi 3 novembre 2007


L’autre soir, je n’arrivais pas à dormir. Alors, je me suis levée et je suis allée regarder de vieilles photos. J’adore faire ça. Je peux passer des heures et des heures assise par terre, le nez dans mes albums, à me rappeler de vieux souvenirs.

Puis là, je suis tombée sur des photos d’Halloween prises en 1985. À cette époque, j’avais 24 ans. Ouf ! Ça ne me rajeunit pas. Mais, bref. J’étais divorcée depuis sept mois. Après deux ans de mariage, je m’étais retrouvée seule, le cœur anéanti.

Sur une des photos, on me voyait déguisée en fille de rue. Avec mon petit sourire en coin, j’avais l’air d’une méchante « guidoune ». Et, j’étais loin de me douter que cette soirée d’Halloween était le début d’une très longue histoire d’horreur.

Sur la photo d’à-côté, posait le loup-garou, avec ses longues dents pointues, qui m’accompagnait. Le pauvre était loin de se douter à quel point il allait m’effrayer ce soir-là.

J’avais rencontré ce loup-garou, sans sa fourrure, quelques mois auparavant. J’étais en vacances avec une copine, et on se faisait bronzer sur la plage quand je l’ai aperçu. Il se baladait tranquillement au bord de l’eau, avec pour seule compagnie, une mèche de cheveux blonds qui sans cesse lui chatouillait le bout de nez.

À ce moment précis, j’aurais donné mon âme au diable pour être cette mèche de cheveux. Et comme je souriais à cette idée folle, il s’est retourné vers moi. Il m’a regardé avec des yeux d’un bleu si bleu que, sous le soleil éblouissant, j’étais persuadée être témoin de l’apparition du Christ lui-même ! Mon coeur a fait cent tours. J’ai succombé à son charme.

On a commencé à se fréquenter ce jour-là. C’est pas mêlant, tout en lui me plaisait. On a tellement ri ensemble. Il avait une sorte de folie en lui qui me séduisait et qui faisait que les choses, même les plus banales, comme faire l’épicerie, devenaient presque extraordinaires. Je le regardais et ça me faisait mal en dedans tellement il me plaisait. Et, le plus incroyable, c’est qu’il me comprenait sans que j’aie besoin de m’expliquer pendant des heures. Exit les discussions interminables ! Il savait quand parler, quand se taire, quoi dire, comment le dire. Je croyais rêver. Un tel homme pouvait-il exister vraiment ?

Et puis, tout s’est effondré le fameux soir de l’Halloween.

Je dansais quand je l’ai aperçue, la maudite ! Oui ! c’était bien elle, la Peur ! Elle qui rôdait tout autour. Elle s’est mise à m’épier. Puis à me suivre. J’ai fait semblant de ne pas la voir. J’ai voulu la semer, fuir loin d’elle. Elle m’a rattrapée. Elle s’est mise à tourner autour de moi comme une sorcière proférant de lugubres incantations. Puis, comme une vipère, elle s’est jetée sur moi, transperçant mon cœur de ses longs doigts variqueux. C’en était fait de moi, de mon tendre loup-garou, de notre amour.

– Cet homme va te quitter, petite conne, me lança la Peur. Qu’adviendra-t-il alors de toi ? Encore le cœur ravagé ? Non ! Tu ne survivras pas à cette déchirure.

La Peur se mit à trembler comme en transe.

– Espèce de conne. Va-t-en ! Va-t-en ! Qu’est-ce t’attends ? Te faire arracher le cœur encore ? Va-t-en ! petite conne, pendant qu’il est encore temps, chantait la Peur dans un refrain interminable.

J’ai mis mes mains sur mes oreilles pour ne plus entendre ce chant démoniaque, mais il résonnait dans toutes les fibres de mon être.

– Ulysse ! avais-je envie de crier. Comment as-tu fait pour ne pas laisser les sirènes t’emporter dans l’abîme ? Mais, Ulysse ne m’entendait pas. Personne ne m’entendait. Pas même mon propre coeur.

Le dernier souvenir qui me reste de mon beau loup-garou est son regard bleu, plein de compassion, au moment où je quittais la fête sans lui. Et, comme je fermais la porte derrière moi, la Peur me salua, un sourire triomphant au coin des lèvres.

Depuis ce soir d’Halloween, la maudite Peur me talonne sans répit. Dès qu’elle sent mon coeur vibrer, elle me chasse. Mais pire encore, dès qu’elle sent mon coeur indifférent, elle m’enchaîne.

– Aie ! la Peur ! Tu m’entends ? Tu n’es qu’une maudite ! Et si je pouvais, crois-moi, oui ! si je pouvais, je te tuerais !




j-chabot-copie-2.jpg
Voici mon loup-garou.

J'admets que c'est surprenant, à première vue. Mais c'est vrai qu'il était, du moins, il me semblait, parfait, même plus, pour moi. Il avait cette douce folie que, finalement, j'ai cherchée dans les autres, mais en vain.  C'est le seul, au fait, avec qui, je songerais sérieusement à nous donner une autre chance. À moins que ne survienne quelqu'un d'autre, de nouveau.

Et vous, vous donneriez-vous une aure chance avec une ancienne flamme ?

par GinTonHic publié dans : Mes grands délires
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Dimanche 4 novembre 2007

 

 

 

  

Les fleurs chez-moi étaient magnifiques cet été !

Mon bac à fleurs
Banlieu de Montréal, Québec, CANADA

 

 

 

par GinTonHic publié dans : Photos et autres
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Jeudi 8 novembre 2007
 

 

 

... quand vous écoutez de la musique ?

 

À la Steevie Wonder ?

 

  

 

À la Disco ?

 

  

 

À la Heavy Metal ?

 

  

 

À la Hip Hop ?

 

  

 

À la Rap ?

 

  

 

À la Techno

 

  

 

 

par GinTonHic publié dans : Humour et autres folies
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Samedi 10 novembre 2007

 

 

À Ocean City, Maryland, États-Unis
Août 2007

 

  

 

 

par GinTonHic publié dans : Photos et autres
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Dimanche 11 novembre 2007
 
 
ENVOYE À MAISON !
 
Je n’en peux plus d’entendre parler de la désinstitutionnalisation des aînés en perte d’autonomie. Une autre belle solution de nos grands comptables du gouvernement.
 
Ça n’arrive pas dans la colonne budgétaire ? Pas de problème. On change de colonne ! On retourne nos « ti-vieux » malades à la maison. On ne les voit plus ; on a plus de problème ! C’est pas beau ça !
 
C’est décourageant. On n’a jamais été autant scolarisé au Québec, mais ça n’a jamais été aussi mal ! Elle est où l’erreur ?
 
Il y a 40 ans, ma mère s’est rendue malade à prendre soin de ses parents malades d’avoir pris soin de leurs parents malades. Moi, je me rends malade à prendre soin de mes parents malades.
 
Faisons un calcul rapide. Moi, découragement total parce que je ne voyais pas le bout de la fin. Ma mère forcée de placer sa mère pour « ne pas y laisser sa peau » lui conseilla le docteur. Puis, ma mère, encore : anévrisme et greffe de l’aorte abdominale dus au stress de prendre soin de mon père qui a fait trois AVC. Je ne calcule pas ma sœur, qui tient encore debout, par je ne sais trop quel miracle. Mon grand-père, ma grand-mère et sa mère avant. Au bas mot, sept personnes affectées directement par la maladie de l’autre.
 
Mais, dans bien des cas, ça ne s’arrête pas là. Il y a tous les problèmes familiaux qui résultent de la prise en charge par la famille d’aînés en perte d’autonomie. Conflits avec les conjoints et les autres membres de la famille qui, dans certains cas, engendrent d’autres problèmes de santé, quand ça ne finit pas en divorce. Conflits avec les collègues de travail et l’employeur, qui peuvent mener à la perte de l’emploi et à un stress additionnel dû au manque de ressources financières.
 
Dans bien des cas, le principal aidant naturel est l’autre conjoint, qui est aussi âgé que la personne en perte d’autonomie. L’aidant doit souvent poser des gestes interdits aux préposés aux bénéficiaires dans les centres hospitaliers, ex. : donner des médicaments et des injections d’insuline. Trouvez l’erreur !
 
Il faut aussi savoir que l’aidant naturel est de garde 24 heures sur 24. Monsieur Couillard, essayez ça pour voir. Sûrement quelqu’un se fera un plaisir de vous confier son aîné malade pendant une semaine. Vous nous en redonnerez des nouvelles.
 
« On va mettre plus d’argent pour les soins à domicile. »
 
Bien oui ! Mais il manque de la main-d’œuvre Q-U-A-L-I-F-I-É-E. Puis, on aimerait que cette main-d’œuvre Q-U-A-L-I-F-I-É-E ne passe pas plus de temps dans son « C-H-A-R » entre deux patients qu’à les soigner !
 
Quand tout le monde est au même endroit, ça va plus vite se déplacer. Puis, ça coûte moins cher d’essence, ce qui est bon pour l’environnement. Mais, au fait, ça va dans quelle colonne du budget, l’essence ?
 
Peut-être vous dites-vous que je suis dépressive et que je dis n’importe quoi ?
 
Non. Je ne dis pas n’importe quoi. Car près des deux tiers de ma vie se sont écoulés auprès de parents aînés en perte d’autonomie. Je les ai vus dépérir à la maison, entraînant dans leur chute d’autres membres de la famille. J’ai vu leur santé s’améliorer, et celle des autres membres de la famille, lorsqu’ils ont reçu les soins appropriés en centre de soins de longue durée.
 
Oui, monsieur/madame tout le monde peuvent prendre soin de quelqu’un pendant un moment. Mais vient un temps où cela dépasse leurs compétences. Alors au lieu d’aider, ils nuisent, ou pire, meurent.
 
On demande à l’aidant naturel d’être tout : médecin, psychologue, physiothérapiste, infirmier, préposé, travailleur à temps plein, conjoint/parent responsable, ayant besoin de peu de sommeil, joyeux, heureux et, surtout, sans émotion. On nous demande d’être Dieu quand Dieu lui-même n’arrive pas à tout faire.
 
Et que fait-on de tous ces aînés qui sont seuls ?
 
Je rappelle à notre gouvernement la mission de son Ministère de la Famille et des Aînés présentée dans un document remis lors des consultations publiques sur les conditions de vie des aînés.
 
« La mission du Ministère est de FAVORISER L’ÉPANOUISSEMENT DES FAMILLES ET LE DÉVELOPPEMENT DES ENFANTS, ainsi que la contribution sociale, civique, économique et professionnelle des personnes aînées au développement du Québec. »
 
Je dois être bouchée ou bien ignare. Je n’arrive pas à comprendre comment la désinstitutionnalisation des aînés en perte d’autonomie cadre dans cette mission.
 
Ai-je besoin d’en rajouter ?
 
 

  

 

Grand-maman Bernadette
Noël 1976
Elle a été onze ans dans ce lit...
 
Je t'aime grand-maman
Si seulement tu savais à quel point j'aurais voulu faire quelque chose pour toi
Mais je n'ai pas pu...
 
par GinTonHic publié dans : Mes grands délires
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Dimanche 11 novembre 2007

 

 

Depuis, ça n'a jamais été aussi bien dans ma vie amoureuse.

 

 

  

 

Oncle Jules César
Tommy et Ti-Bin

 

Essayez ! Vous ne le regretterez pas !

 

 

 

par GinTonHic publié dans : Humour et autres folies
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Lundi 12 novembre 2007
  

 

  

 

 

 

par GinTonHic publié dans : Photos et autres
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Jeudi 15 novembre 2007
 

Philippe Tisseyre joue du piano à cinq ans, il compose des mélodies à 7 ans. Considéré virtuose du piano, il improvise sans préparation ! Ce musicien au look de «Superstar Androgyne», est un compositeur prolifique qui ne joue jamais deux fois la même chose ! 

Issue de la fameuse famille Tisseyre, bien connue du monde de la télévision et de l’édition, Philippe Tisseyre est un pianiste montréalais très original qui après une absence de 15 ans de la Scène a repris sa carrière à Hong Kong en novembre 2006 devant plus de 2000 personnes. La réaction fût telle qu’il a été convaincu de poursuivre. Il a travaillé avec «Man Without Hats», il a composé le Ballet Citadelle de la troupe «Charles Mathieu Danse» à New York et il a également travaillé avec Jonathan Weston de «Procol Harem», à Londres.

Tisseyre était récemment à l'émission télévisée : « Tout le monde en parle », pour présenter son nouveau CD.
 

 

 

Life Improvisations (Solo piano)

Tisseyre, Philippe

 

 

Après plusieur écoutes, mon opinion demeure toujours mitigée.

 

Malgré que je reconnais le talent d'improvisation de Tisseyre, je n'arrive pas à être touchée par sa musique, comme s'il n'y avait pas derrière une histoire à raconter.

 

J'ai beau chercher, écouter et écouter encore, rien. Que des notes alignées, presque des gammes. Tojours le même son répétitif ; le même accord, toujours et encore.  Tic a tic tac, tic a tic tac, tic a tic tac. Un accord qui résonne trop fort. Malheureux. Pourtant, j'entends le talent des doigts frappant les notes.

 

Puis, en y repensant, c'est bien ainsi.  Improviser, c'est bon, mais travailler, et travailler à améliorer ce qui vient spontanément, c'est ça fairela différence. La différence entre le bon et l'excellent.

 

J'espère pourvoir un jour entendre Tisseyre jouer le travaillé.

 

Malgré tout, son CD en est un qui s'écoute en "background" sans troubler l'esprit.

 

J'aime les personnages et Tisseyre en est un.

 

Faites-nous frémir Monsieur Tisseyre, je suis certaine que vous en êtes capable.

 

Pour écouter quelques extrait du CD, cliquer ici.

 

Au plaisir,

   

par GinTonHic publié dans : Musique
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Jeudi 22 novembre 2007

 

 

  

 

 

 

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Pourquoi «délires» ?

   

J'É-Cris...
 

Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des espoirs. 
  
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière violente, se substituant à mes angoisses insoutenables. 
  
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être moi. Mais aussi pour faire que vous soyez. 
 

Alors, vous venez ?  

     

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