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Samedi 1 décembre 2007
    
 

Elle est là qui m’épie du coin de l’œil, un ange blanc moqueur.  

                                  

- Pourquoi me regardes-tu ainsi, avec cet air de sainte-nitouche ?  Tu te moques de mon malaise, vilaine ! Ce n’est pas drôle.

 

Rien.  Non, rien ne traverse mon esprit sinon que de minces étincelles rapidement étouffées.

 

- Tu peux bien rire, va.

 

Que faire ?

 

À l’aide ! Au secours ! Carcasse humaine en détresse!  Manque d’inspiration chronique.

 

- Aide-moi, je t’en prie, aide-moi. Je n’y arrive plus.

 

Pourtant, j’ai crû tellement en ce feu brûlant, en cette passion de dire, de raconter.  Ce n’est pas ‘le quoi’ qui me fait défaut, que non !

 

- Tu veux des preuves ? Et bien, je vais t’en donner !  Tiens, prends ça :

    

 

Draguer sur Internet.
Le sport en couple.
Le sida.
La cigarette.
Les 101 façons d’oublier son ex.
MacDonald se fait voler ses journaux.
Magasiner une housse de couette.
L’âge d’or.
La peur de vieillir.
La mort apprivoisée.
Le suicide assisté.
L’amour, l’amour, encore et toujours.
La guerre.
L'abus de pouvoir.
La rage au volant.
Et j'en passe.

 

 

- Voilà ! Satisfaite ?

 

- Ah ! Tu ne dis plus rien. Je t’en bouche un coin !

 

Moi aussi, je m’en bouche un coin. Grrrrrrrr, qu’est-ce que j’ai ? Un titre, écris tout en haut, puis plus rien.  Rien que ton sourire méprisant. Je suis bloquée comme une porte dont le loquet serait resté coincé au chambranle. Que faire ?

                                                                               

Non, ce ne sont pas les sujets qui manquent, mais comment les développer pour les rendre intéressants ?  Je tourne en rond comme un chien après sa queue. Je me rappelle tout à coup : écrire, c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration. C’est ça, je transpire trop, ou peut-être pas assez ? Je suis trop fatiguée.

   

Trop fatiguée, trop fatiguée…la belle excuse ! Peut-on être trop fatigué pour écrire ?

 

Deux ans d’hôpital. Quand ce n’est pas mon père qui est malade, c’est ma mère. On m’a prise dernièrement pour le médecin, parce qu’on me voit toujours à l’hôpital. Ironie ou mauvais sort ?

 

- Dis-moi, toi, dont le sourire se fait soudainement plus triste, oui dis-moi, suis-je simplement à court de mots ? Est-ce irréversible ? Manquerais-je de talent tout simplement ? Comment transformer une situation d’apparence banale en événement extraordinaire ? Par où commencer ? Comment commencer ?

 

Comment exprimer cette force, cette rage, cette fureur qui bouillonne en moi mais qui refuse de se prêter au jeu des mots ? Devrais-je faire comme le Petit Prince et apprivoiser ma rose ? Devrais-je écrire tout simplement, sans but, sans norme, sans contrainte ? Devrais-je simplement écrire et me laisser porter jusqu’à ce que les mots prennent leur propre sens, jusqu’à ce qu’ils prennent vie, jusqu’à ce que nous ne fassions plus qu’un ? 

 

- Tu ne souris plus ? Tu es moins bête que je ne pensais. De la compassion ? Tu as de la compassion pour moi ? Mais où est donc ton arrogance ? Tiens, tiens. Souffrirais-tu de sensiblerie ? Très chère… tu ne cesseras donc jamais de me surprendre. Tu es bien imprévisible, tu l’as toujours été et tu le seras probablement toujours. Ç’est d’ailleurs ce qui fait ton charme. Oui, c’est cela, ton charme, ta folie… ta douce folie qui certes surprend mais qui jamais ne méprend.  

 

- Oui, malgré tes airs casaniers, je sais que se cache en toi une aventurière qui n’aura de cesse qu’elle n’atteigne son but, soit celui du cœur, le mien. Et pour cela, je ne peux te dire que ceci : je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai.

 

 

   
par GinTonHic publié dans : Mes grands délires
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Samedi 8 décembre 2007

 

 

  

 

 

 

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Samedi 8 décembre 2007

 

  

 

 

 

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Dimanche 9 décembre 2007

 


 

Voilà, c’est enfin faitte ! Depuis le temps où j’en parle !

J’ai fini d’exaspérer mes chums de filles avec mes fantasmes les plus salés. C’est arrivé pour de vrai, et pas plus tard qu’hier soir. Ciel ! Avoir su que j’allais dormir si bien après, je l’aurais fait bien avant, moi l'insomniaque !

Tout a commencé à l’épicerie. 

 

 

Je déambulais d’une rangée à l’autre sans rien voir, obnubilée par les gigantesques zucchinis que je venais d’apercevoir dans le comptoir des légumes frais.

Comme ma langue mouillait mes lèvres enflammées, je sentis qu’on me regardait goulûment. Je levai les yeux et, ô mirage ! m’apparurent pas une mais deux espèces de costauds du genre Monsieur Net en habits de Tarzan. Oui, dret là, dans mon supermarché IGA !

O
ui ! Deux géants tout en muscles, à mâchoire carnassière et  "five o’clock shadow". Deux méchants pétards, tout à fait ma pointure ! C’est pas mêlant, j’ai capoté !

Là, incapables de bouger, comme si on avait les pieds rivés dans le béton, on se dévora des yeux.

Je fus alors prise de vertiges. Telles les vagues d’un tsunami arrachant tout sur son passage, je sentis l’ivresse du désir me transporter dans son sillage. Je n’avais pas d’autre choix que d’emmener ces deux géants chez-moi. Au diable l’épicerie ! 

 

 

J’allais goûter à des plaisirs beaucoup plus salés. J’en étais convaincue.

Miammmm ! Miammmm !

Ça s’est passé dans la cuisine.

Eh oui ! Je n’aurais jamais pensé faire ça avec un, encore moins avec deux !

Ils étaient ragoûtants comme ça se peut pas.

« C’est complètement fou », me disais-je. Deux ! Ciel ! Le jack-pot, quoi !

Au début, j’étais plutôt gênée. De leur côté, mes deux conquêtes m’avaient l’air totalement à l’aise, comme s’ils s’adonnaient à la chose tous les jours. Ce qui ne fit rien pour diminuer ma très grande nervosité.

Tout bien considéré, je craignais fort de ne pas faire le poids. Mais n’écoutant que mon courage, ou plutôt mon ego, je pris une longue et profonde respiration. Puis, je me sentis intégrer le corps plantureux d’une tombeuse. Une sex bomb venait de naître : moi !

 



Comme une chatte affectueuse, je frôlai un à un mes deux adonis, prolongeant ainsi le délicieux supplice. Miaou !

Puis vint le moment de passer à l’acte.

Mais comment choisir celui que je prendrais en premier ?

Non mais, une minute ! Je n’allais tout de même pas me taper les deux en même temps ! J’ai tout de même certaines réserves ! Et puis, je préfère prendre mon temps et faire durer le plaisir. Surtout le mien !

J’optai donc pour une technique hautement sophistiquée : celle du « iniminimanimo… ». Une fois mon premier complice choisi, je l’invitai à me rejoindre. 

 

 

L’autre, déjà confortablement perché sur le comptoir de cuisine, la peau moite et gonflée d’expectative, nous observa avec grande curiosité.

J’empoignai mon premier soupirant d’une main tremblante d’excitation et l’entraînai vers la salle à manger.

À table, chef !

Au menu : un méchant beau morceau, tout en viande et sans gras trans, apprêté au goût du jour. Comment ne pas avoir l’eau à la bouche ? Juste à le regarder comme ça, là debout, la mâchoire me décrocha. J'aurais payé cher pour voir ma tête à ce moment là. Ouf ! Enfin… 

On dit que l’appétit vient en mangeant ? Et bien, je n’eus point besoin de manger pour avoir faim !  J’étais affamée. Une vraie bête. Grrrr…

Je saisis fermement Apollon de la main droite, et je le renversai avec autorité sur la table de cuisine. Et puis, de la main gauche, j’encerclai sensuellement avec mon pouce et mon index la douceur humide de ses rondeurs. Ainsi, sa peau souple, fraîche et onctueuse se prêta sans vergogne aux caprices de mes doigts gourmands. Puis, enfreignant l’interdit, je le vidai. Nourrissant mon fantasme, le gavant.

Puis vint le tour de l’autre.

Rendue là, j’étais pas mal moins gênée !

On aurait pu croire qu’après le premier j’en aurais eu assez. Que non !  Wonderwoman était d'attaque pour la deuxième ronde. 

 

 

Et vlan ! J’attrapai Apollon numéro 2 du haut de son perchoir. Je le projetai avec force sur la table de cuisine encore toute chaude de mes précédents ébats. Mon désir frôlait presque la folie. Mordillant mes lèvres rouges et ruisselantes, je devins boulimique. Je n’étais plus que des mains avides de peau. La sienne.

Je perdis la notion du temps. J’étais au septième ciel. Les anges chantaient. Alléluia !

P
uis, plus rien.

Fatiguée, rompue, je m’effondrai tête première contre la table.

« Ouch ! c’est donc ben dur du chêne », me dis-je en me frottant le front.

Je fus prise d’un fou rire qui secoua mon corps tout entier. Je riais tellement que j’avais peine à respirer. Je crus que les poumons allaient me sortir par la gorge. Je dus même me garrocher dans mon lit pour essayer de me calmer.

Au bout d’une dizaine de minutes, je finis par me contrôler.

« C'est pas vrai ! Je l’ai faitte ! Ayoye ! »

J’en revenais tout simplement pas.

Aye ! Depuis le temps que je dis à mes chums de filles que je vais compter combien il y a de petits pois verts dans les cannes de petits pois du Géant Vert, et bien, maintenant, c’était chose faite ! Et deux fois plutôt qu’une !

Eh oui ! j’ai bel et bien compté 710 petits pois dans la première canne et 747 dans la deuxième !             

 

                

par GinTonHic publié dans : Mes grands délires
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Dimanche 9 décembre 2007

 

 

 

 

 

 

Danser
Tourbillonner
Jusqu’à oublier
Oublier le passé
Croire ne t’avoir jamais aimé

Danser
Voguer
Reprendre la mer
S’éloigner de cette terre
Cette terre meurtrière
Qui fût pourtant ma mère
Souvenirs amers

Danser
Danser
Contre son gré
Contre vents et marées
Vouloir désespérément t’oublier

Danser
Danser
Jusqu’à en crever
Oui danser
Danser
Jusqu’à ce que mon cœur cesse de t’aimer

 

 

par GinTonHic publié dans : Mes poèmes
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Mardi 11 décembre 2007

 

 

Il y a trop de ces livres
Où je n'ai écris mot
Il y a trop de ces jours
Où je n'ai vécus
Il y a trop de ces moments que je me refuse
Il y a trop simplement trop de ces mots
Qui ne se disent

 

  

 

 

 

par GinTonHic publié dans : Mes poèmes
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Mardi 11 décembre 2007

 



Il fut un temps où j'eusse utilisé les mots : « Mon bel et tendre amour », pour m'adresser à toi. Aujourd'hui, j'ai beau chercher, les mots ne me viennent plus. Pas même celui de ton prénom.

Tu dis avoir toujours pris grand soin de moi ? Tu dis que nous sommes faits l'un pour l'autre ? Eh bien, voilà ce que j'en pense !

Je l'admets, je t'ai aimé plus que tout. Enlacée dans tes bras vigoureux, je n'avais point de crainte. La mort même ne me faisait plus peur. L'extase de nous deux était mon seul salut.

Oui, je t'ai aimé plus que tout. Le simple murmure de ta voix faisait languir mon cœur. Dès que je posais mon regard sur toi, ma peau frémissait de désir. Comme je te trouvais beau ! Ta force me troublait. Ta folie m'enivrait.

Oui, je t'ai aimé plus que tout. Plus que Dieu. Plus que moi-même. Ce fut là ma plus grande erreur.

Erreur ? Oui, erreur.

Si tu savais à quel point je me suis haïe de m'être laissée prendre au piège. j'aurais dû me méfier d'un amour si beau. Si fou. Si extraordinaire.

Parfois, je te hais de m'avoir fait vivre un si bel amour. Un amour faux. Un amour qui n'existe que dans les livres. Mais un amour tellement grisant que, depuis, mes nouvelles amourettes me semblent bien ternes.

Serais-je donc vouée à un avenir où la passion est proscrite ? Comment alors pourrais-je continuer de vivre quand la flamme qui me donne le souffle n'est pas attisée ?

Ah ! cette sensation cuisante qui me transperce encore ! Comment puis-je être aussi sotte ?

Tu as pris soin de moi ? Non, tu as pris soin de toi, que de toi ! Pire, tu as ris soin de toi en m'écrasant. Tu t'es servi de moi. Tu m’as pris toute entière, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à prendre. Oui, tu m'as blessée. Tu m'as trompée. Tu m'as humiliée. Tu m'as bafouée.


Après tout ceci, pourquoi t'ai-je aimé encore ?

Je t'ai aimé plus que moi-même. Voilà pourquoi !

Cet amour, cette maladie d'amour, m'a rendue aveugle. Cette maladie d'amour a fait de moi un pantin, une loque humaine.

Non, je ne t'en veux pas parce que tu as cessé de m'aimer. Je t'en veux parce que tu m'as piétinée, sachant très bien que j'étais déjà par terre. Et cela, je ne te le pardonne pas !

Tu me demandes si je t'aime encore ?

Qu'en penses-tu ?

Il fut un temps où j'eusse utilisé les mots : « Avec tout mon amour », en guise d'au revoir. Aujourd'hui, enfin !, plus rien ne me vient.



par GinTonHic publié dans : Mes grands délires
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Mardi 11 décembre 2007

  

   

Je t'ai cherché pendant longtemps
Derrière les murailles de la servitude
Ayant pour seuls amants
Les démons de ma solitude


J'ai cru souvent t'apercevoir
Au fond de ma prison
Mais ce n'était que de viles illusions
Ma déraison, mon échappatoire


Rongée par le désespoir
De ne plus jamais te revoir
Je n'ai pas su retenir mes cris
Pour tant de passion inassouvie


Mon cœur se meurt de ton absence
Folie ou bien démence
Je ne sais plus si je vis
Ou si le diable m'a tout repris


Si tu entends mon cri
Ne me laisse pas sombrer dans l'oubli
Mon âme meurtrie
N'en peut plus de sa vie

 

                       GINTONHIC

 

   

 

par GinTonHic publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 14 décembre 2007

 

     

Seule
Seule assise à cette table
Je regarde
Je regarde la vie qui défile
Fragile
N’y aura-t-il point de regard fascinant 
Invitant
 

 

Combien de temps encore
Devrai-je attendre le sort
Combien de vies
Ai-je donc subies

 

Seule
Seule parmi la foule
Aveugle
Je me sens lourde

 

Seule
Seule qui voit
Seule qui croit
Mais qui croit en quoi
Je ne sais pas

 


Seule
Fatiguée d’être seule
Troublée
Ne pas se sentir digne d’être aimée
Se sentir mise de côté
Abandonnée
Oui, fatiguée




Fatiguée de la vie
Et de ses ennuis
Fatiguée de forcer
Fatiguée de lutter 




Désirs
Désir de s’abandonner
Désir de tout lâcher
Désir de se laisser bercer
Désir de s’en aller 




Mais où aller
Sinon que de retourner
Vers où je suis arrivé

  

En parler
Juste en parler
Pour se délivrer
Pour arrêter
Pour espérer

Recommencer
 

 

                          GINTONHIC

 

   

 

                À suivre...
par GinTonHic publié dans : Mes poèmes
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Vendredi 14 décembre 2007
  

Seule
Encore seule
Malgré ta présence
Qui comme une ombre s’efface
Dans la nuit
Lamentable
             

 

Seule
Malgré moi
Malgré tout
Cherchant en vain
Une main
Ta main 
                

 

Seule
Parmi la foule
En déroute
Voyant dans cette démesure
L’enfant
Opprimé 
                   

 

Seule
Seule avec soi
Seule en soi
Cherchant l’amour
L’amour de soi
Le seul

 

À suivre...

 

GINTONHIC

 

 

 

        
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Pourquoi «délires» ?

   

J'É-Cris...
 

Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des espoirs. 
  
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière violente, se substituant à mes angoisses insoutenables. 
  
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être moi. Mais aussi pour faire que vous soyez. 
 

Alors, vous venez ?  

     

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