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Mardi 15 mai 2007



J'ai adoré cette pièce de théâtre ! J'en ai encore le souffle coupé !!!

 

 


Samedi soir, 23h56. Impossible de dormir. Une boule dans la poitrine me coupe le souffle. Je n'arrive pas à l'éventrer. Écrire. Pour la faire fuir. L'exorciser. C'est cela. Écrire. Écrire.

Écrire pour transcender la douleur qui naît de l'émotion crue, brutale, souvent enfouie dans les ténèbres de l'être. Écrire pour ne pas mourir. Voilà de quoi était faite Virginia Woolf.

Serait-ce une explication à cette angoisse qui me possède depuis quelques heures ?

Comme si, elle, Virginia Woolf, dans son corps éthéré, s'était logée dans mes entrailles grouillantes s'échappant ainsi à l'immobilité redoutable dans laquelle la mort l'a faite prisonnière.

Non, Virginia Woolf ne s'est pas incarnée en moi. Mais c'est tout comme.

« Vivre », une création magistrale, interprétée de façon remarquable. Je n'ai que des éloges.

Comment pourrait-il en être autrement quand, quatre heures après la tombée du rideau, je sens encore en moi les méandres émotifs qu'empruntait inlassablement Virginia Woolf !

Le texte, empreint de poésie, est magnifique. Les acteurs le déclament avec une diction impeccable. Un pur plaisir à l'oreille, alliant profondeur à l'émotion.

Une mise en scène puissante, dans un décor minimaliste, reflétant les angoisses qui confondent l'être de Woolf, dont sa peur de l'immobilité et son besoin pressant de s'activer, de se dépenser. Ainsi, les mouvements et les déplacements lents des acteurs s'affrontent au flot de paroles déballées, parfois même crachées, à vive allure.

Bravo pour le jeu extraordinaire des interprètes qui ont su redonner vie à l'écrivain au point de faire de moi non pas une spectatrice passive mais une participante active dans l'histoire, pour ne pas dire une Virginia Woolf ressucitée.

Je n'avais rien vu de tel depuis « Le faucon » de Marie Laberge où Antoine Durand donnait une performance des plus percutantes.

« Vivre », une pièce sans demi-mesure.

On aime ou on n'aime pas !

Cette pièce ne joue plus.... Dommage pour ceux qui ne l'ont pas vue.

 

   

 

par GinTonHic publié dans : Arts de la scène
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Mardi 17 juillet 2007

 

 

Quel numéro que nous fait là, Jérome Murat, avec la « statue » ! C'en est hallucinant.


 

 

 

Murat fait ses classes en mime corporel avec Ivan Bacciochi, professeur de l’école Marcel Marceau. Pour payer ses études, il joue quelques scènes de mime dans la rue. Il s’aperçoit de la fascination qu’exerce l’immobilité statuaire sur le public.


Il est influencé par Philippe Genty avec ses marionnettes et par Vito Lupo, le magicien-mime. Si bien qu’en admirant une statue dans un musée, il se surprend à en imaginer une qui prend vie... Très vite, le numéro de la statue est appelé à travers l’Europe.

 

 

Cliquez ici pour voir un vidéo de la « Statue »

 

 

par GinTonHic publié dans : Arts de la scène
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Pourquoi «délires» ?

   

J'É-Cris...
 

Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des espoirs. 
  
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière violente, se substituant à mes angoisses insoutenables. 
  
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être moi. Mais aussi pour faire que vous soyez. 
 

Alors, vous venez ?  

     

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