La bêtise humaine

Jeudi 2 avril 2009

     Coup donc, cette histoire-là, sur l'idée de passer une Loi autorisant le viol des épouses afghanes, est-ce un méga poisson d'avril ?


    Est-ce que je dors ou quoi ? Je me pensais en l'an 2009 après Jésus-Christ, pas 2009 avant Jésus-Christ !


     Non, non. Ça ne se peut pas, une histoire comme celle-là. C'est un poisson d'avril !


     C'est comme si une gang de femmes votaient une loi qui leur permettrait de castrer leur époux. Mais pas sans lui avoir d'abord soutiré un petit pot de sperme, qui, une fois génétiquement transformé pour en faire des bébés filles, serait rangé au congélateur en attendant que mesdames jugent opportun dans dégeler quelques gouttes.


     C'est trop fou, mon histoire...  Ça ne se pourrait pas... Ben..., j'ne pense pas. Quoique...


     Je pense que, si mon mari était partisan pour légaliser le viol des épouses, j'en deviendrais folle raide ! Si folle, que j'en deviendrais diablement diabolique. Oui, oui, vous lisez bien. Pas diabolique. Diablement diabolique !


     Vous savez ce que je ferais ?


     Shut ! N'ébruitez pas ! Approchez.


     Tant qu'à se faire violer par son mari tous les soirs, aussi bien être au Paradis ! Faque... J'y en ferais voir de toutes les couleurs.


     Je ferais l'amour avec un sidatique, ou quelqu'un qui a une maladie contagieuse et incurable.


     Et là, chaque fois qu'il me violerait, je rirais. Il croirait que j'aime ce qu'il me fait. Je rirais encore plus.  Mais pas autant que le jour où je le verrais crever avec moi. Salaud !


     Eh ! mon Dieu, toi ! Est méchante la madame ! Coup donc, j'en ai t'y de coller, moi ?


     Hum ? Ça m'en a tout l'air.


     Aïe ! y'a pas à dire, j'ai vraiment pogné dans cette histoire-là. Une chance que j'étais pas à la pêche, j'aurais jamais été capable de sortir le poisson de l'eau.


     Tout un poisson d'avril !    

    C'en était un, n'est-ce pas... 


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Samedi 21 mars 2009



Vous qui savez d’où je viens
Qui savez tout de moi enfin
Pourquoi refusez-Vous de voir
Dans mes yeux le désespoir

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Samedi 21 mars 2009

    

      Je suis triste de voir que le sujet des aînés n’intéresse personne.   

 

     À croire que les aînés ne sont pas importants dans la société.

 

     Aurait-on oublié que ce sont ces mêmes aînés qui nous ont construits ? 
    

     Pourtant, chacun de nous sera un jour un aîné, à moins de maladie, d’accident ou de mort subite jeune. 

     Avons-nous tellement peur de vieillir, qu’on se refuse à y penser ?
 

     Mais la réalité, c’est que beaucoup d’entre nous finiront dans un Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD), public ou privé, s’il y en reste ! 


     S’il vous plaît, dites-moi que je ne suis pas seule à être concernée par le sujet. 


     La réalité, c’est que, à l’heure actuelle, un aîné dans un hôpital ou un CHSLD ne reçoit, en général, qu’un seul bain par semaine, même s’il est incontinent. Vous vous demandez pourquoi les vieux sentent le pipi ou la merde ? Bien voilà ! 


     La réalité, c’est qu’un aîné peut aboutir à l’hôpital, se faire opérer et ne jamais savoir ce qui s’est passé.


     La réalité, c’est que certains aînés se font battre dans les résidences, pire ! dans leur propre maison. 


     La réalité, c’est que souvent les aînés sont assis sur une chaise, seuls, fixant le vide, attendant la mort qui, malheureusement, ne vient pas. 


     La réalité, c’est que certains abusent des aînés pour leur soutirer de l’argent, pour acheter leur maison à un prix dérisoire, pour acheter tout d’eux à un prix dérisoire, pour leur vendre des choses qu’ils n’ont pas besoin. 


     La réalité, c’est que beaucoup de gens s’en balancent.  


     Mais moi, je ne peux pas faire comme si de rien n’était. Je ne peux tellement pas. Et si j’ai si peur de vieillir, c’est justement pour ça. Parce que trop de gens s’en moquent. Beaucoup, beaucoup trop.


 

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Mercredi 11 mars 2009

     Ah ! ces foutus  hoax ! Il n’y a pas une journée sans qu’on en reçoive au moins un !


     Ces hoax sont des fausses alertes de virus, que vous recevez par courriel, et que vous ne devez pas faire circuler.  La seule raison d’être de ce type de message est de surcharger les réseaux Internet.


     Alors, au lieu de re-re-re-retransférer ces fausses alertes de virus à la planète entière, lorsque vous recevez un tel message, passez par le site : Secuser.com à l’adresse : http://www.secuser.com/hoax/index.htm.


     Ce site est génial.  Il traite de tous les aspects de la sécurité informatique.  Il offre également des listes des hoax (faux virus), des vrais virus, des tentatives de hameçonnage (phishing), des outils gratuits, et  j’en passe.


     On peut également s’abonner à des lettres d’information (Newsletters) qui nous avisent des derniers hoax, virus, etc.


     Et c’est GRATUIT !!!

     Pour vous abonner à ces lettres d’information :
http://www.secuser.com/newsletters/index.htm#secuser_alerte

     Je termine en vous donnant un aperçu de la la liste des Hoax, telle qu’affichée sur le site Secuser.com.

Nom Type Apparition Statut
Sonia Cabrilis faux virus Janvier 2009 vert
Qu’est-ce que fait ta photo sur ce site? faux virus Août 2008 vert
Powerprof faux virus Janvier 2008 vert
Post Card from a Family member faux virus Janvier 2008 vert
Merry Christmas (=le Joyeux Noël) faux virus Décembre 2007 vert
KevinBlancher (=

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Lundi 1 décembre 2008

 

 

 

À chaque semaine, on rapporte de nouveaux cas de brutalité et de mauvais traitements envers des aînés en perte d’autonomie. Cette situation est certes inacceptable aux yeux de la population. Toutefois, si nous excluons de tels cas de mauvais traitements, pouvons-nous dire que nos aînés sont bien traités ?

 

En ce qui me concerne, ce n’est pas parce qu’on ne brutalise pas les aînés qu’on les traite bien. 

 

Depuis que mon père a fait trois accidents vasculaires cérébraux (AVC), il y a six ans, j’en ai passé du temps dans les hôpitaux et dans les établissements de soins de longue durée. Mon constat : conservez dans un lieu sûr le nom de vos «pushers». Je pense qu’on va en avoir besoin !

 

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de vous poser une question : combien de bains ou de douches prenez-vous par semaine, voire même par jour ?

 

Au moins un ?

 

Saviez-vous que, dans le milieu hospitalier, la norme est de deux bains par semaine ? Saviez-vous que ceux qui reçoivent deux bains par semaine sont chanceux, car plusieurs aînés n’en reçoivent qu’un seul ?

 

Vous vous imaginez prendre un seul bain par semaine ?

 

Moi, j’aurais de la misère avec ça, J’ose même pas imaginer ce que ce serait sans douche les jours de menstruations !

 

Alors, et je m’adresse particulièrement aux «grands penseurs» qui gouvernent notre beau pays, je trouve que nos aînées sont maltraités quand ils ne reçoivent qu’un ou deux bains par semaine.

 

Aussi, ai-je besoin de rappeler que les personnes admises dans les établissements de soins de longue durée sont là parce qu’elles sont en perte d’autonomie ?

 

Pire, perte d’autonomie équivaut, pour la grande majorité, à devoir porter des couches.

 

Et qu’est-ce qu’on fait dans des couches ?

 

Voilà ! Vous avez tout compris !

 

Est-ce que vous laisseriez votre bébé dans sa couche pleine pendant des heures  ? Passeriez-vous une semaine sans lui donner de bain ?  

 

Bien non ! Impensable, direz-vous. On le lave, on le frotte, on le crème, on le poudre, on le parfume. Pas question que le bébé sente le pipi !

 

Alors, pourquoi diable est-ce différent pour nos aînés ? L’urine, à ce que je sache, ça pu. Point. Qu’importe notre âge. Et ici, je ne parle que d’urine !

 

Alors, Messieurs les « grands penseurs », vous trouvez qu’on traite bien nos aînés en perte d’autonomie ?

 

Et que je ne vous vois jamais conserver le nom de votre «pusher» pour ne pas avoir à vivre l’indignation d’une couche pleine et nauséabonde.

 

 

 

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Dimanche 30 novembre 2008







Je n’en peux plus d’entendre parler de la désinstitutionnalisation des aînés en perte d’autonomie. Une autre belle solution de nos grands comptables du gouvernement.

 

Ça n’arrive pas dans la colonne budgétaire ? Pas de problème. On change de colonne ! On retourne nos « ti-vieux » malades à la maison. On ne les voit plus ; on a plus de problème ! C’est pas beau ça !

 

C’est décourageant. On n’a jamais été autant scolarisé au Québec, mais ça n’a jamais été aussi mal ! Elle est où l’erreur ?

 

Il y a 40 ans, ma mère s’est rendue malade à prendre soin de ses parents malades d’avoir pris soin de leurs parents malades. Moi, je me rends malade à prendre soin de mes parents malades.

 

Faisons un calcul rapide. Moi, découragement total parce que je ne voyais pas le bout de la fin. Ma mère forcée de placer sa mère pour « ne pas y laisser sa peau » lui conseilla le docteur. Puis, ma mère, encore : anévrisme et greffe de l’aorte abdominale dus au stress de prendre soin de mon père qui a fait trois AVC. Je ne calcule pas ma sœur, qui tient encore debout, par je ne sais trop quel miracle. Mon grand-père, ma grand-mère et sa mère avant. Au bas mot, sept personnes affectées directement par la maladie de l’autre.

 

Mais, dans bien des cas, ça ne s’arrête pas là. Il y a tous les problèmes familiaux qui résultent de la prise en charge par la famille d’aînés en perte d’autonomie. Conflits avec les conjoints et les autres membres de la famille qui, dans certains cas, engendrent d’autres problèmes de santé, quand ça ne finit pas en divorce. Conflits avec les collègues de travail et l’employeur, qui peuvent mener à la perte de l’emploi et à un stress additionnel dû au manque de ressources financières.

 

Dans bien des cas, le principal aidant naturel est l’autre conjoint, qui est aussi âgé que la personne en perte d’autonomie. L’aidant doit souvent poser des gestes interdits aux préposés aux bénéficiaires dans les centres hospitaliers, ex. : donner des médicaments et des injections d’insuline. Trouvez l’erreur !

 

Il faut aussi savoir que l’aidant naturel est de garde 24 heures sur 24. Monsieur Couillard, essayez ça pour voir. Sûrement quelqu’un se fera un plaisir de vous confier son aîné malade pendant une semaine. Vous nous en redonnerez des nouvelles.

 

« On va mettre plus d’argent pour les soins à domicile. »

 

Bien oui ! Mais il manque de la main-d’œuvre Q-U-A-L-I-F-I-É-E. Puis, on aimerait que cette main-d’œuvre Q-U-A-L-I-F-I-É-E ne passe pas plus de temps dans son « C-H-A-R » entre deux patients qu’à les soigner !

 

Quand tout le monde est au même endroit, ça va plus vite se déplacer. Puis, ça coûte moins cher d’essence, ce qui est bon pour l’environnement. Mais, au fait, ça va dans quelle colonne du budget, l’essence ?

 

Peut-être vous dites-vous que je suis dépressive et que je dis n’importe quoi ?

 

Non. Je ne dis pas n’importe quoi. Car près des deux tiers de ma vie se sont écoulés auprès de parents aînés en perte d’autonomie. Je les ai vus dépérir à la maison, entraînant dans leur chute d’autres membres de la famille. J’ai vu leur santé s’améliorer, et celle des autres membres de la famille, lorsqu’ils ont reçu les soins appropriés en centre de soins de longue durée.

 

Oui, monsieur/madame tout le monde peuvent prendre soin de quelqu’un pendant un moment. Mais vient un temps où cela dépasse leurs compétences. Alors au lieu d’aider, ils nuisent, ou pire, meurent.

 

On demande à l’aidant naturel d’être tout : médecin, psychologue, physiothérapiste, infirmier, préposé, travailleur à temps plein, conjoint/parent responsable, ayant besoin de peu de sommeil, joyeux, heureux et, surtout, sans émotion. On nous demande d’être Dieu quand Dieu lui-même n’arrive pas à tout faire.

 

Et que fait-on de tous ces aînés qui sont seuls ?

 

Je rappelle à notre gouvernement la mission de son Ministère de la Famille et des Aînés présentée dans un document remis lors des consultations publiques sur les conditions de vie des aînés.

 

« La mission du Ministère est de FAVORISER L’ÉPANOUISSEMENT DES FAMILLES ET LE DÉVELOPPEMENT DES ENFANTS, ainsi que la contribution sociale, civique, économique et professionnelle des personnes aînées au développement du Québec. »

 

Je dois être bouchée ou bien ignare. Je n’arrive pas à comprendre comment la désinstitutionnalisation des aînés en perte d’autonomie cadre dans cette mission.

 

Ai-je besoin d’en rajouter ?

 

 

 

 

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Lundi 6 octobre 2008

   

-  Ma gang de malades…Vous êtes donc où ?, s’époumone Daniel Boucher.

 

Au volant de ma Focus blanche, je ne vois presque pas la route tellement ma vision est embrouillée. Sale temps ! La pluie a cessé, mais je ne le remarque pas, remplacée par un torrent de larmes qui jaillit de mes paupières lourdes d’impuissance.

 

-   Ma gang de malades…Vous êtes donc où ?, reprend de plus belle Daniel Boucher.

 

J’en veux…Oh ! Comme j’en veux aux imbéciles qui mènent notre pays ! Une vraie « gang de malades », comme le dit si bien Boucher.

 

Je n’en peux plus d’entendre ces bêtises sur la réforme de la santé. Hou ! hou ! Est-ce que vous dormez ? Pendant que vous contrôlez les dépenses publiques en diminuant les services dans les institutions, il y a des gens vraiment malades qui ont besoin de soins, de soins intelligents. 

 

Je viens de quitter l’hôpital. Mon père y est encore. Il a perdu l’équilibre et est tombé de plein fouet, face contre terre. Avec son historique médical — trois arrêts cérébraux vasculaires en deux ans — je n’ai pas voulu courir de risque. On l’a gardé. Je devrais être soulagée, mais…

 

L’angoisse m’étreint la gorge au point d’asphyxie. Je me rappelle les nombreuses chutes que mon père a faites lors de ses dernières hospitalisations. Jamais je n’oublierai cet incessant tourment qui m’habitait nuit et jour, cette peur qu’il finisse par se tuer en tombant. Et pour où aller ? Pour aller, tout simplement, aux toilettes !

 

Je ne comprenais pas son entêtement à vouloir coûte que coûte passer par dessus le barreau du lit pour aller aux toilettes. Si je ne lui ai pas fait de remontrances un million de fois, je ne lui en ai fait aucune ! Pourtant, c’est pas si compliqué que cela que d’appuyer sur le bouton rouge de la sonnette pour appeler un préposé aux bénéficiaires. Il a vraiment une tête de cochon.

 

-  Et c’est reparti, que je me suis dis. Je vais bien finir par en crever.

 

Puis, je l’ai vu, l’homme du 5342-2, osseux, au torse creux, gisant sur le sol froid. Il était nu comme un vers. Ses jambes fragiles et variqueuses laissaient entrevoir, avec bien peu de pudeur, son sexe rabougri. Il gémissait de douleur. Il ne pouvait pas se relever. Son corps était aussi mou que celui d’un pantin. Des infirmiers l’ont secouru.

 

L’homme avait besoin d’aller aux toilettes. Il a sonné, mais aucune aide ne s’est présentée. Il a alors décidé d’enfourcher le barreau du lit.  Et, comme mon père l’a fait si souvent, il est tombé par dessus bord. Comme je connais cette histoire !

 

Mais c’est en regardant ce pauvre homme sur le sol que j’ai enfin compris mon père.

 

Vous, les grands comptables du pays, avez-vous seulement déjà pensé à ce que c’est que d’être malade, à tel point que la seule chose qui vous reste est votre dignité ? Et que cette dignité vous est retiré pour des calculs mathématiques ? Avez-vous seulement déjà imaginé ce que c’est que de se déféquer dessus parce qu’il n’y a pas assez de personnel pour vous amener aux toilettes quand vous en avez besoin ? Il serait grand temps que vous commenciez à y songer avant que vous ne soyez vous-mêmes malades.

 

Je ne suis pas contre une bonne gestion des dépenses publiques consacrées aux services de santé certes, mais jamais au détriment du respect et de la dignité humaine !

 

 

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Jeudi 7 août 2008

 



« Chaque minute, six nouveaux jeunes de moins de 25 ans sont infectés à travers le monde. Les filles et les jeunes femmes courent deux fois plus de risques de contracter le virus que les garçons ».

 

En général, que l’on parle à n’importe qui, personnel ne fait l’amour sans condom. Pourtant, qui n’a pas connu quelqu’un qui, à un moment donné durant l’acte sexuel, n’a pas oublié tous ses voeux pieux. 

 

Justement, cette semaine, j’ai été témoin d’une situation de ce genre. Je suis allée chez le médecin. Naturellement, on passe toujours une heure plus tard que l’heure de notre rendez-vous. J’étais assise dans la salle d’attente. Pour passer le temps, je lisais un article qui justement parlait des ravages du sida.

 

Bref, deux filles, qui me semblaient être au début de la trentaine, viennent s’asseoir à côté de moi. Une, plutôt jolie, semblait assez nerveuse. L’autre, qui avait l’air d’être une amie, essayait de calmer la première.

 

Sans le vouloir, je me suis surprise à écouter leur conversation.  Je sais, je n’aurais pas dû, mais personne n'est parfait.

 

Enfin, la fille, la nerveuse, était là pour la « pilule du lendemain ».  Elle n’avait pas utilisé de condom avec son nouveau petit ami. Je l’ai entendu dire à sa copine :

 

- Là, c’est ben ma faute... pas de condom avec le beau gino. J’ai réagi trop tard. J’sais pas ce qui m’a pris ? J’le connais presque pas ! J’ai vraiment pas réfléchi !

 

Puis, elle s’est éclatée : 

 

- Merde que j’suis tannée de toujours réfléchir à ce que je fais ! Les bébés ; le sida ; tomber en amour ; ne surtout pas  tomber en amour ; y’é ben beau ; y’é trop laid ; trop jeune ; trop vieux ; trop facile ; trop de trouble.

 

Et s’adressant à son amie :

 

- Veux-tu ben m’dire qu’est-ce que ça donne tout ça ? J’suis encore assise ici, toute seule, dans la salle d’attente, en attendant mon tour. Lui, il s’en sacre. À c’t’heure-ci, y’é chez-eux en train de dormir.

 

Là, son amie lui a demandé si elle avait peur d’être enceinte. 

 

La fille lui a répondu qu’elle ne pensait pas parce que son gino s’était retiré à temps, mais qu’elle ne voulait pas prendre de chance parce que c’était sa période d’ovulation.

 

- J’aime mieux me rendre malade avec c’te foutue pilule que de prendre le risque de tomber enceinte pis d’avoir à me faire avorter.

 

Ceci a semblé rassurer sa copine, mais là est arrivée la vraie question :

 

- Pis, le sida, t’as pas peur de l’avoir attrapé ?

 

- Le sida ? J’aime mieux pas y penser. De toute façon, y’é trop tard....peut-être ? Y’a pu rien que j’peux faire, mais j’pense pas que j’ai quelque chose. Y’a l’air propre et en bonne santé.

 

Là, le médecin de garde a appelé son nom et elles sont parties. Moi, je suis restée là, à penser à ce que je venais d’entendre.

 

Moi aussi j’en ai connu du monde qui ne voulait pas utiliser de condom. «Y’a l’air propre et en bonne santé», que la fille a dit.  Ça, ça a fait sourire son amie.  Et je l’avoue, j’ai souris aussi.  C’est assez con de penser comme ça, mais le pire c’est qu’elle n’est pas la seule à penser comme ça. Oui, oui, dans notre monde civilisé, il y a encore des gens qui ont la pensée magique. Ils se disent que : « Ça n’arrive qu’aux autres ! ».

 

Moi, ça m’embarque ça : « Ça n’arrive qu’aux autres ! ». Moi, j’ai toujours pensé que les autres c’est moi. Et que si ça n’arrive qu’aux autres, ça risque de m’arriver à moi. C’est probablement à cause de mon éducation. Peut-être qu’il devrait y avoir plus de monde qui pense comme moi ?

 

Non mais, vous vous imaginez, la fille, à peine trente ans, prise avec le sida pour le reste de sa vie ? 

 

Non, moi je ne pourrais pas vivre ça. Ah, c’est pas que j’ai peur de mourir, bien au contraire ! Si c’est pour arriver vite, il n’y a pas de problème.  Mais être malade du sida, prendre des médicaments pendant des années avant de crever, là, je vous le dis tout de suite, je ne pourrais pas.

 

Mais, la fille là, qu’est-ce qui lui a pris de faire l’amour sans condom ? Il me semble qu’on en parle assez non ?

 

Peut-être qu’elle veut juste se faire aimer, mais qu’elle ne sait pas comment s’y prendre ? L’amour, c’est assez « fucké » par bout. 

 

Finalement, la fille, est peut-être « fuckée ». Oui, c’est peut-être ça. Et ça, je ne sais pas si ça se guérit ? Peut-être que le médecin va lui donner une pilule pour ça ? Je lui souhaite bien. En tout cas, s’il n’existe pas encore de remède, il y a de l’argent à faire là. Avis aux intéressés !

 

Pour revenir à moi, bien , je suis encore assise dans la salle d’attente. Les gens autours me regardent d’une façon bizarre.

 

Ah ! Si seulement ils savaient à quoi je pense, peut-être qu’ils souriraient, mais peut-être bien qu’ils feraient comme moi et qu’ils pleureraient.

 

 

NOTE DE L'AUTEUR :


Cet article a été publié dans le journal quotidien La Presse, Montréal, le 13 juin 2000. Voilà SEPT ANS. 


Malgré toute l'information qui circule au sujet du SIDA depuis, je suis choquée de voir que les gens pensent encore que ça n'arrive qu'aux autres. 


PIRE ! je suis consternée de voir que les femmes doivent encore se battre avec les hommes pour que ces derniers portent le condom. 


Je peux comprendre qu'un jeune de 16-17 ans ait une telle pensée, mais un homme dans la tentaine et plus ?  Simonac !  Les raisins ne sont vraiment pas tous dans les tartes !

 

 

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Mardi 3 juin 2008
 
 
 

Pourquoi une « non-fumeuse » comme moi part-elle en guerre contre le tabagisme ?

 

De quoi je me mêle ?

 

Vous croyez que j'ai le syndrome d'intolérance des non-fumeurs ? Vous croyez que je ne suis qu'une frustrée ou encore une  vieille « maudite » chialeuse ? Ou bien vous pensez que je suis une illuminée qui pense qu'elle va réussir à sauver le monde ? Un genre de Mère Thérésa ?

 

N'ayez crainte ! Y en pleut pas des Mères Thérésa ! La preuve ? Je vous mets au défi de trouver une seule « Mère quelque chose » dans votre cercle de relations. Vous verrez ! C'est pas rare, c'est ben rare !

 

Non, je ne suis ni un ange, ni un démon. Je suis moi. Défaite.

 

Il y a six ans, mon père a fait trois accidents cérébraux vasculaires (ACV) qui l'on laissé en perte d'autonomie. Il  peut difficilement se déplacer sans sa marchette, et même encore !  Il est tombé au moins 783 fois depuis cinq ans. Il est incontinent et doit porter des couches. Il fait pneumonies par-dessus pneumonies. Le tube d'oxygène est devenu son grand ami. Il fumait, en moyenne, trois paquets de cigarettes par jour.

 

Au cours des mêmes cinq ans, ma mère, qui fait de l'emphysème, et qui fumait quand même, a dû subir une greffe de l'aorte abdominale. Artères totalement bloquées.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle y reste.

 

Aujourd'hui, elle a terriblement mal aux jambes au point d'en avoir de la difficulté à marcher. Les artères principales de ses jambes sont sclérosées. Faudrait une autre greffe. Et là, je ne parle même pas des artères du cou, elles aussi bloquées : d'un côté à 80 %, de l'autre à 50 %. Le médecin ne l'opérera pas. Elle n'y survivrait pas. Avant sa greffe, elle fumait, en moyenne, deux paquets de cigarettes par jour.

 

La première fois que j'ai dû faire hospitaliser mon père, il était bleu. Dès que l'infirmière l’a vu, elle l'a envoyé directement à la salle d'urgence. On n'a même pas eu le temps de le changer. Réanimation cardiaque. Durant la nuit, on a dû le transporter aux soins intensifs. Ses poumons étaient tellement enfumés qu'ils avaient cessé de fonctionner.

 

Quand je suis arrivée aux soins intensifs le lendemain matin, une infirmière m'a prise de côté, histoire de me préparer à ce que j'allais voir.  Même si elle m'avait avertie que mon père était branché de partout, quand je l'ai vu, j'ai craqué.  Il passait du bleu au rouge en quelques secondes ; il s'étouffait ; il tremblait de partout. J'étais certaine qu'il allait mourir. Il essayait de me parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Je ne comprenais pas ce qu’il essayait si difficilement de me dire. Impuissante, j'assistais à une scène d'horreur. Je pensais que le coeur allait me sortir des entrailles. J'ai failli m'évanouir.  Ça a dû paraître dans mon visage parce que l’infirmière est accourue avec un verre d'eau.

 

Mon père s'en est sorti, par quel miracle, je ne saurais dire.

 

Puis, pendant les quatre années qui suivirent cette première tragédie, mon père devait être hospitalisé un mois sur deux. Trois années noires, pour ne pas dire d'enfer ! pour toute la famille.

 

Pour mon père d'abord, qui perdit son autonomie. Pour ma mère, qui fit un anévrisme tellement le stress était intense. Pour ma soeur, qui arrive encore à se tenir la tête au-dessus de l'eau, mais qui m'inquiète souvent. Pour moi, qui ne serait probablement plus là, si je n'avais pas eu de soeur à protéger.

 

De tout ce calvaire, je retiens que la cigarette est un poison qui tue.  Mais qui tue lentement, très, très lentement et péniblement.  Elle tue non seulement celui ou celle qui fume, mais tout son entourage.  Encore ici, très, très, très lentement et péniblement.

 

Je ne suis pas contre un individu qui veut en finir avec sa vie. C'est un choix personnel qui ne regarde personne d'autre que lui. Mais quand ce choix implique la souffrance, voire même la mort d'une autre personne, qu'on dit souvent aimer, là, vraiment, ça ne va plus.

 

Ne méritons-nous pas tous de vieillir en santé ? avec un maximum d'autonomie ? avec un coeur léger au lieu d'un coeur affligé ?

 

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Dimanche 27 janvier 2008
J'ai lu un article dans La Presse du 19 janvier (page A20) disant que des fumeurs de cigarettes « légères » veulent poursuivre les cigarettiers pour publicité mensongère.

Ça me jette à terre de voir que des gens croient qu’il existe de « bonnes » cigarettes. Les « légères » ; les « vitaminées » comme la Vitacig qui n’a fait qu’une brève incursion sur le marché, il y deux ans, merci mon dieu ; et là, les nouveaux cigares arômatisés les cigares à saveur de vanille, de fraises, de cacaouettes !

Respirer de la boucane, c’est nocif ! Point à la ligne. Que ce soit de la fumée de pot, de cigarettes fortes, régulières, légères, vitaminées, de fleurs de cactus, de géraniums, de St-Joseph, à la vanille, à la fraise, aux cacaouettes, alouette !

La seule cigarette qui n’endommage pas la santé est celle qui reste bien sagement assise dans son emballage sur les étalages des points de vente.

Si j’étais Première Ministre, voici ce que je ferais.

J’obligerais les cigarettiers à réduire les produits chimiques dans le tabac, de manière progressive, pour que, dans trois ans, il n’y en ait plus du tout. Ceci afin de désintoxiquer les fumeurs en vue de l'extinction de la cigarette.

Que deviendra l’industrie du tabac ? Les travailleurs ?

Fabricants, poseurs, entreposeurs, recycleurs de pneus ! Pour soutenir la nouvelle Loi qui oblige tout véhicule à rouler sur des pneus d’hiver.

C’est bien beau, mais l’été ? Y'aura pas de boulot !

Pas de boulot l'été ? Pas de problème!

Une nouvelle Loi : Obligation de mettre des pneus d’été à compter du 15 mai.

Santé et sécurité maximales. Trois problèmes de réglés !

Qui vote pour moi ?


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Lundi 31 décembre 2007

 

 

 

Y a-t-il quelque chose de plus déchirant que les querelles familiales ; celles qui par leur hargne vous brouillent et vous désunissent des vôtres ? 
 
Certains diront : 
 
- Ainsi va la vie ! 
Foutaise ! 
 
Quelle belle façon de se déresponsabiliser !
 
Nos familles se font de plus en plus petites. FaireMdes bébés, c'est dépassé. Raison de plus pour s'accorder. 
 
Vrai qu'on ne choisit pas sa famille. Mais est-ce une raison pour l'abandonner pour un oui ou pour un non ?
 
Je suis allée à des funérailles aujourd'hui : celles de mon oncle âgé de 88 ans. Il était atteint de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs années.
 
Mon cousin, le fils aîné de mon oncle, est en brouille avec le reste de la famille depuis je ne compte plus les années.
 
Résultat : ses enfants ne connaissent pas leurs grands-parents, ni leurs oncles et tantes, ni leurs cousins et cousines.
 
Alors, ça m'a fait tout drôle de voir le fils de ce cousin, âgé de 35 ans, accompagné de son fils de 6 ans, offrir ses sympathies à sa grand-mère qu'il rencontrait pour la toute première fois.
 
N'est-ce pas triste ?
 
Vivre sans avoir la chance de connaître sa propre famille à cause de l'entêtement de certains de ses membres, c'est être privé d'une partie, qui m'apparaît essentielle, de soi-même : son histoire, ses origines, ses racines. N'est-ce pas un peu mourir avant d'être mort ?
 
Comment peut-on vivre ou pire faire vivre une telle privation à ceux qu'on dit aimer plus que tout : nos enfants ?
 
Non, vraiment, je ne comprends rien à tout ceci.
 
La vie est si courte et si pleine de vicissitudes, pourquoi l'envenimer par des querelles sordides dont on n'a même plus souvenance de ce qui les a d'abord causées ?
 
Quand j'étais petite et que je me chamaillais avec ma sœur, ma mère nous disait :
 
- Vous êtes juste deux, accordez-vous donc !
 
C'est ce qu'on a fait, et que l'on continu de faire depuis plusieurs décennies.
 
Je n'ai qu'une seule chose à ajouter :
 
- Aimons-nous quand même, malgré nos heurts, car la vie ne vaut la peine que si l'amour existe.

 

 

 

 

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Lundi 26 novembre 2007

 

 

 

Oui, à bien y penser, je change d'idée sur la désinstitutionnalisation des aînés en perte d'autonomie.

Non mais c'est vrai, on devrait faire confiance à nos élus. Ne sont-ils pas payés pour penser, pour étudier les problèmes de la société ?

Alors, quand les Libéraux disent qu'il faut désinstitutionnaliser les aînés en perte d'autonomie, ils doivent savoir de quoi ils parlent !

Qui sommes-nous, nous, petit peuple, pour critiquer ce qu'on n’a pas étudié ?

Si nos hommes politiques le disent, ils doivent avoir raison.

Alors, embarquons tous dans ce grand mouvement qu'est la désinstitutionnalisation des aînés en perte d'autonomie.

« Mais on ne sait pas comment s'y prendre ! »

Vous avez bien raison d'être inquiet. J'abonde dans le même sens. Comment va-t-on s'y prendre ?

Cessons de nous inquiéter. Allons voir nos Libéraux. Ils ont étudié le dossier. Ils vont nous dire quoi faire.

Par contre, si vous êtes comme moi, vous apprenez par l'observation. Alors, pourquoi ne pas proposer à tous les membres du Parti Libéral et à tous ceux qui travaillent directement ou indirectement avec eux, de nous éduquer en matière de prise en charge de nos aînés en perte d'autonomie ?

Pour une période de deux ans, ces derniers pourraient ramener chez eux les aînés en perte d'autonomie au sein de leur propre famille.

Madame Marois et de Monsieur Dumont pourraient agir comme une vigie. Ces derniers s'assureraient que les aînés rapatriés par la grande équipe des Libéraux sont traités de manière adéquate. À partir de leurs observations, ils pourraient dresser un plan d'action pour que chaque citoyen emboîte le pas de manière efficace et efficiente en vue de fournir à leurs aînés en perte d'autonomie des soins appropriés à leur condition. Tout ceci, en favorisant l'épanouissement des familles, tel qu'est le mandat du Ministère de la Famille.

Alors, chers concitoyens et concitoyennes, donnons une chance à nos Libéraux de prouver leur point.

 

 

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Vendredi 23 novembre 2007



Vous pensez que je trinque à un événement spécial ?

 

Erreur !

 

Je trinque au retour des igloos-mobiles. Vous savez, ces espèces de véhicules enveloppés d’une épaisse croûte de neige et de glace durcie, et qui souvent filent à vive allure espérant arriver à destination sans avoir perdu un seul petit morceau de leur précieux enrobage.



  

 

 

Vous vous reconnaissez, peut-être ? Ou reconnaissez-vous quelqu’un de votre entourage ?

 

 

Peut-être êtes-vous comme ma grand chum qui jure par tous les saints du paradis que les conducteurs d’igloos-mobiles, par leur manque total de civisme, sont de vrais dangers publics et, surtout, des imbéciles de la pire espèce ?

 

 

Seigneur, pourquoi diable se fâcher ainsi ? Ce n’est pas bon pour le cœur. Et puis, je suis désolée de vous le dire, mais les igloos-mobiles ont une certaine utilité.

 

 

Vous trouvez que j’en ai fumé du bon ?

 

 

Ah ! mais, détrompez-vous !

 

 

En effet, les igloos-mobiles sont fort utiles aux autres conducteurs, car c’est le seul temps où ils savent d’emblée qui conduit son véhicule sans jamais regarder dans ses miroirs.

 

 

Et ça, chers lecteurs, c’est ce que j’appelle « être un danger public » !

 

 

 

 

 

 



 

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Mardi 16 octobre 2007

 

 

 

« Tu vas voir, dans quelques temps, on n’en parlera même plus », m’a dit ma chum au sortir du documentaire de Paul Arcand, Les voleurs d’enfance.

 

C'est exactement ça qui s'est passé.

 

À part Nathalie Simard que l'on voit à la télé de temps en temps, on ne peut pas dire que les médias débordent de nouvelles sur les mesures concrètes qui s’imposent pour corriger la situation des enfants maltraités.

 

Une nouvelle succède à une autre qui sombre dans l’oubli. Mais qu’importe ce qui se passe dans le « grand monde », moi je n’oublie pas. Parce que…

 

Parce que… la vie me tue.

 

Oui, la vie me tue quand une travailleuse sociale ferme un dossier d’enfant maltraité faute de réponse. La vie me tue quand un haut dirigeant de la DPJ n’a pas l’air de savoir ce qui se passe dans sa belle grande tour d’ivoire. La vie me tue quand une ministre, confrontée aux mauvais traitements des enfants en centre d’accueil, semble ne s’en remettre qu’aux propos des responsables mis au banc des accusés.

 

Pire, la vie me tue quand un parent n’est pas poursuivi en justice, ou qu’il reçoit une peine minimale pour avoir maltraité son enfant. La vie me tue quand on enchaîne un enfant comme une bête de cirque. La vie me tue quand, au lieu d’emprisonner un parent abuseur, on envoie son enfant dans un centre d’accueil aux allures de prison, même pire.

 

La vie me tue quand on enferme un enfant dans une salle d’isolement parce qu’il pleure trop ou qu’il se choque de ne pas comprendre ce qui lui arrive. La vie me tue quand un enfant est ballotté d’une famille d’accueil à une autre. La vie me tue quand un enfant est agressé dans sa famille d’accueil. La vie me tue quand un enfant est remis à la charge du parent agresseur. La vie me tue quand la société rejette un enfant maltraité parce qu’elle le trouve trop « fucké ».

 

Alors, oui à une meilleure organisation des services sociaux pour la jeunesse. Oui à une loi qui réduit le ballottage. Oui à l’adoption plus rapide. Mais surtout, oui à des peines sévères pour les agresseurs !

 

À mon avis, un proche qui abuse de son pouvoir pour maltraiter, violer, toute personne sous sa responsabilité mérite la peine de mort. J’irais même plus loin. Tous ceux qui savent et se taisent sont autant condamnables que l’agresseur. Car il n’y a pas de plus grand crime que celui d’abuser de ceux qui sont sous notre responsabilité et qui nous font confiance.

 

Alors, n’arrêtons pas d’en parler. Et surtout, agissons de façon à protéger nos enfants.

 

Il serait temps que nos politiciens s’enlèvent les doigts dans le nez pour agir concrètement dans ce dossier. Ça fait beaucoup trop longtemps que nos enfants souffrent. 

 

Quant à moi, je continue d’en parler à ma manière parce que… la vie me tue.

 

Et vous, est-ce que la vie vous tue aussi ?

 

 

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Jeudi 27 septembre 2007
 
 

 
 
Je suis triste de voir que le sujet des aînés n'intéresse personne. 
 
On parle beaucoup des consultations publiques sur les accommodements raisonnables, mais très peu sur celles des conditions de vie des aînés.
 
À croire que les aînés ne sont pas importants dans la société.
 
Pourtant, chacun de nous sera un jour un aîné, à moins de maladie, d'accident ou de mort subite jeune. 
 
Avons-nous tellement peur de vieillir qu'on ose à peine y penser ?
 
Mais la réalité, c'est que beaucoup d'entre-nous finiront dans un Centre hospitalier de soins longue durée (CHSLD), public ou privé. 
 
S.V.P., dites-moi que je ne suis pas seule à être concernée par le sujet...
 
La réalité, c'est que, à l’heure actuelle, un aîné dans un CHSLD ne reçoit, en général, qu'un seul bain par semaine, même s'il est incontinent. Vous vous demandez pourquoi les vieux sentent le pipi ou la merde ? Bien voilà, maintenant vous savez pourquoi.
 
La réalité, c'est qu'un aîné peut aboutir à l'hôpital, se faire opérer et ne jamais savoir ce qui s'est passé.
 
La réalité, c'est que certains aînés se font battre dans les résidences et même à la maison.
 
La réalité, c'est que souvent les aînés sont assis sur une chaise, seuls, attendant la mort qui, malheureusement, ne vient pas.
 
La réalité, c'est que certains abusent des aînés pour leur soutirer de l'argent, pour acheter leur maison à un prix dérisoire, pour acheter tout d'eux à un prix dérisoire, pour leur vendre des choses qu'ils n'ont pas besoin.
 
La réalité, c'est que beaucoup s'en moquent. 
 
Mais moi, je ne peux pas, tellement pas. Et si j'ai peur de vieillir, c'est justement pour ça. Parce qu'on s'en fout.
 

 

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Pourquoi «délires» ?

   

J'É-Cris...
 

Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des espoirs. 
  
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière violente, se substituant à mes angoisses insoutenables. 
  
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être moi. Mais aussi pour faire que vous soyez. 
 

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