Présentation

Rechercher

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Annuaires

 

Top Blogues

Annuaire de blogs du Québec

Samedi 30 juin 2007

 

 

 

À chaque semaine, on rapporte de nouveaux cas de brutalité et de mauvais traitements envers des aînés en perte d’autonomie. Cette situation est certes inacceptable aux yeux de la population. Toutefois, si nous excluons de tels cas de mauvais traitements, pouvons-nous dire que nos aînés sont bien traités ?

 

En ce qui me concerne, ce n’est pas parce qu’on ne brutalise pas les aînés qu’on les traite bien. 

 

Depuis que mon père a fait trois accidents vasculaires cérébraux (AVC), il y a six ans, j’en ai passé du temps dans les hôpitaux et dans les établissements de soins de longue durée. Mon constat : conservez dans un lieu sûr le nom de vos «pushers». Je pense qu’on va en avoir besoin !

 

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de vous poser une question : combien de bains ou de douches prenez-vous par semaine, voire même par jour ?

 

Au moins un ?

 

Saviez-vous que, dans le milieu hospitalier, la norme est de deux bains par semaine ? Saviez-vous que ceux qui reçoivent deux bains par semaine sont chanceux, car plusieurs aînés n’en reçoivent qu’un seul ?

 

Vous vous imaginez prendre un seul bain par semaine ?

 

Moi, j’aurais de la misère avec ça, J’ose même pas imaginer ce que ce serait sans douche les jours de menstruations !

 

Alors, et je m’adresse particulièrement aux «grands penseurs» qui gouvernent notre beau pays, je trouve que nos aînées sont maltraités quand ils ne reçoivent qu’un ou deux bains par semaine.

 

Aussi, ai-je besoin de rappeler que les personnes admises dans les établissements de soins de longue durée sont là parce qu’elles sont en perte d’autonomie ?

 

Pire, perte d’autonomie équivaut, pour la grande majorité, à devoir porter des couches.

 

Et qu’est-ce qu’on fait dans des couches ?

 

Voilà ! Vous avez tout compris !

 

Est-ce que vous laisseriez votre bébé dans sa couche pleine pendant des heures  ? Passeriez-vous une semaine sans lui donner de bain ?  

 

Bien non ! Impensable, direz-vous. On le lave, on le frotte, on le crème, on le poudre, on le parfume. Pas question que le bébé sente le pipi !

 

Alors, pourquoi diable est-ce différent pour nos aînés ? L’urine, à ce que je sache, ça pu. Point. Qu’importe notre âge. Et ici, je ne parle que d’urine !

 

Alors, Messieurs les « grands penseurs », vous trouvez qu’on traite bien nos aînés en perte d’autonomie ?

 

Et que je ne vous vois jamais conserver le nom de votre «pusher» pour ne pas avoir à vivre l’indignation d’une couche pleine et nauséabonde.

 

 

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 3 juillet 2007

   

-  Ma gang de malades…Vous êtes donc où ?, s’époumone Daniel Boucher.

 

Au volant de ma Focus blanche, je ne vois presque pas la route tellement ma vision est embrouillée. Sale temps ! La pluie a cessé, mais je ne le remarque pas, remplacée par un torrent de larmes qui jaillit de mes paupières lourdes d’impuissance.

 

-   Ma gang de malades…Vous êtes donc où ?, reprend de plus belle Daniel Boucher.

 

J’en veux…Oh ! Comme j’en veux aux imbéciles qui mènent notre pays ! Une vraie « gang de malades », comme le dit si bien Boucher.

 

Je n’en peux plus d’entendre ces bêtises sur la réforme de la santé. Hou ! hou ! Est-ce que vous dormez ? Pendant que vous contrôlez les dépenses publiques en diminuant les services dans les institutions, il y a des gens vraiment malades qui ont besoin de soins, de soins intelligents. 

 

Je viens de quitter l’hôpital. Mon père y est encore. Il a perdu l’équilibre et est tombé de plein fouet, face contre terre. Avec son historique médical — trois arrêts cérébraux vasculaires en deux ans — je n’ai pas voulu courir de risque. On l’a gardé. Je devrais être soulagée, mais…

 

L’angoisse m’étreint la gorge au point d’asphyxie. Je me rappelle les nombreuses chutes que mon père a faites lors de ses dernières hospitalisations. Jamais je n’oublierai cet incessant tourment qui m’habitait nuit et jour, cette peur qu’il finisse par se tuer en tombant. Et pour où aller ? Pour aller, tout simplement, aux toilettes !

 

Je ne comprenais pas son entêtement à vouloir coûte que coûte passer par dessus le barreau du lit pour aller aux toilettes. Si je ne lui ai pas fait de remontrances un million de fois, je ne lui en ai fait aucune ! Pourtant, c’est pas si compliqué que cela que d’appuyer sur le bouton rouge de la sonnette pour appeler un préposé aux bénéficiaires. Il a vraiment une tête de cochon.

 

-  Et c’est reparti, que je me suis dis. Je vais bien finir par en crever.

 

Puis, je l’ai vu, l’homme du 5342-2, osseux, au torse creux, gisant sur le sol froid. Il était nu comme un vers. Ses jambes fragiles et variqueuses laissaient entrevoir, avec bien peu de pudeur, son sexe rabougri. Il gémissait de douleur. Il ne pouvait pas se relever. Son corps était aussi mou que celui d’un pantin. Des infirmiers l’ont secouru.

 

L’homme avait besoin d’aller aux toilettes. Il a sonné, mais aucune aide ne s’est présentée. Il a alors décidé d’enfourcher le barreau du lit.  Et, comme mon père l’a fait si souvent, il est tombé par dessus bord. Comme je connais cette histoire !

 

Mais c’est en regardant ce pauvre homme sur le sol que j’ai enfin compris mon père.

 

Vous, les grands comptables du pays, avez-vous seulement déjà pensé à ce que c’est que d’être malade, à tel point que la seule chose qui vous reste est votre dignité ? Et que cette dignité vous est retiré pour des calculs mathématiques ? Avez-vous seulement déjà imaginé ce que c’est que de se déféquer dessus parce qu’il n’y a pas assez de personnel pour vous amener aux toilettes quand vous en avez besoin ? Il serait grand temps que vous commenciez à y songer avant que vous ne soyez vous-mêmes malades.

 

Je ne suis pas contre une bonne gestion des dépenses publiques consacrées aux services de santé certes, mais jamais au détriment du respect et de la dignité humaine !

 

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 27 septembre 2007
 
 

 
 
Je suis triste de voir que le sujet des aînés n'intéresse personne. 
 
On parle beaucoup des consultations publiques sur les accommodements raisonnables, mais très peu sur celles des conditions de vie des aînés.
 
À croire que les aînés ne sont pas importants dans la société.
 
Pourtant, chacun de nous sera un jour un aîné, à moins de maladie, d'accident ou de mort subite jeune. 
 
Avons-nous tellement peur de vieillir qu'on ose à peine y penser ?
 
Mais la réalité, c'est que beaucoup d'entre-nous finiront dans un Centre hospitalier de soins longue durée (CHSLD), public ou privé. 
 
S.V.P., dites-moi que je ne suis pas seule à être concernée par le sujet...
 
La réalité, c'est que, à l’heure actuelle, un aîné dans un CHSLD ne reçoit, en général, qu'un seul bain par semaine, même s'il est incontinent. Vous vous demandez pourquoi les vieux sentent le pipi ou la merde ? Bien voilà, maintenant vous savez pourquoi.
 
La réalité, c'est qu'un aîné peut aboutir à l'hôpital, se faire opérer et ne jamais savoir ce qui s'est passé.
 
La réalité, c'est que certains aînés se font battre dans les résidences et même à la maison.
 
La réalité, c'est que souvent les aînés sont assis sur une chaise, seuls, attendant la mort qui, malheureusement, ne vient pas.
 
La réalité, c'est que certains abusent des aînés pour leur soutirer de l'argent, pour acheter leur maison à un prix dérisoire, pour acheter tout d'eux à un prix dérisoire, pour leur vendre des choses qu'ils n'ont pas besoin.
 
La réalité, c'est que beaucoup s'en moquent. 
 
Mais moi, je ne peux pas, tellement pas. Et si j'ai peur de vieillir, c'est justement pour ça. Parce qu'on s'en fout.
 

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 28 septembre 2007

 



 

J’ai participé aux consultations publiques sur les aînés qui se tenaient le 21 septembre dernier, à Laval. Une première pour moi. Probablement une dernière.

En naïve, j’allais aux consultations pensant contribuer de mon expérience d’aidante naturelle à la cause des aînées. J’ai tôt fait de désenchanter.

D’entrée de jeu, on nous annonce fièrement que 94 % des aînées se portent bien. Et pour le prouver, Mme Sheila Goldbloom, professeure agrégée retraitée des sciences sociales de l'Université McGill, et membre du comité de consultation a pris la parole. Quatre-vingt-un ans ; « top shape » !

Pendant que Madame Goldbloom parlait, je faisais le calcul. Seulement six pourcent qui vont mal. Hum ? C’est pas beaucoup. C’est même loin de cadrer dans la règle du 80/20. J’étais du mauvais bord avec mes parents en perte d’autonomie ! Déjà là, mon esprit comptable et gestionnaire me soufflait à l’oreille de ne pas avoir de trop grands espoirs.

Puis : « On l’a pas vu venir », nous explique le Dr Réjean Hébert, gériatre et doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, en parlant des conditions de vie des aînés en perte d’autonomie.

Un gériatre ne l’a pas vu venir ! Coup donc, le gouvernement nous prend-t-il pour des caves ? Ça fait 35 ans que je le vois venir, moi, madame tout le monde.

Il y a 35 ans, on a dû placer ma grand-mère dans un Centre de soins de longue durée. L’Hôpital Notre-Dame, sur la rue Frontenac à Montréal. L’édifice, qui existe encore, fait plusieurs étages. Six malades par chambre. Ça affichait complet. Onze longues années de maladie. Ces dernières ont affecté la vie de tous les membres de la famille (25 personnes) et sur l’entourage de chacune de ces personnes, soit environ une centaine de personnes, peut-être plus, pendant 11 ans.

Mon idée qu’à Sherbrooke, le monde ne vieillit pas !
Et puis, il me semble que ce n’est pas d’hier qu’on fait moins de bébés. Enfin...

Après cette explication à 100 $, je me suis dit que ça allait encore plus mal que je ne l’avais imaginé. Les grands penseurs ne pensent pas avant de parler. Pire, ne pensent pas tout court. Ça regarde mal pour le sort des aînés.

Les interventions individuelles du grand public, exprimées souvent de manière maladroite, les miennes les premières, portaient en bonne partie sur les problèmes que vivent les aidants naturels. Puisque beaucoup d’entre nous ne sont ni orateurs de métier ni spécialistes en matière d’aînés, nous n'avions pas tous des recommandations clairement définies à émettre. Ce qui a visiblement impatienté le comité ministériel.

« La population du Québec a donc une belle occasion de s'exprimer librement sur divers sujets…», disait-on dans le site Web des consultations publiques nous invitant à participer (voir
http://www.consultationpublique-aines.gouv.qc.ca/index.asp ).

Je sais que les membres du gouvernement n’ont pas de temps à perdre. Mais puisque les consultations publiques amènent un lot de gens peu habiles sur la scène politique, il faut s’attendre à perdre du temps. Les marques d’impatience ne font qu’intimider les intervenants, ce qui n’aide pas la discussion. En tout cas, ça ne m'a pas aidée moi.

Troisième irritant. Qu’on nous écoute avec toute la patience que cela peut exiger, ou qu’on ne nous invite pas.

L’autre moitié des interventions venaient du côté communautaire. Étant dans le milieu, les propos étaient beaucoup plus étoffés de leur part. Là, qu'on ait quelques signes d'impatience, j'accepte mieux.

En après-midi, on a eu la chance d'entendre la responsable des aînés de la Ville de Laval (dont j'oublie le nom) faire un « sales pitch » des merveilleux services offerts aux aînés à Laval. Déplacé pour ma part. Et elle se l'est fait dire par un homme dans la salle (membre d'un autre parti politique).

Ensuite, j'ai pris la parole (j'admets de façon maladroite). J'ai fait part de mes inquiétudes à savoir si on allait réellement faire quelque chose étant donné qu'une grande partie des interventions étaient en lien direct avec le fameux 6% (aînés en perte d'autonomie) énoncés le matin.

« On ne comprend pas où vous prenez vos chiffres », me suis-je fait dire de manière un peu rude par le Dr Réjean Hébert, Ça m'a intimidée, mais j'ai quand même répondu que le 6% venait d'eux (animatrice – session du matin).

Pour moi, c'était mal dit de ma part. En tout cas, je ne pense pas que c'était la bonne chose à dire.

Une autre gaffe de ma part (peut-être ; peut-être pas), c'est quand j'ai soulevé mes inquiétudes quant à leur pouvoir d'agir.

On nous a remis à tous, à l'arrivée, un document présentant la mission du ministère de la Famille et des aînés et ses responsabilités.

La mission : Favoriser l'épanouissement de la famille….

Les responsabilités (4) du style promouvoir, sensibiliser…

Là j'ai reçu, toujours du Dr Hébert une question du genre : « où est-ce que vous avez pris ça ? C’est quoi l'affaire que vous lisez là ?

Pas intimidant du tout de recevoir ça en plein visage.

Bafouillant, j'ai répondu : que c'était leur document remis à l'entrée. Et que j'avais daigné le lire.

Autre faux pas de ma part, je pense.

Enfin, l'animatrice m'a demandé mes recommandations :

J'ai répondu :

- Revoir le texte de la mission puisque ça ne semblait pas clair… (ouch….
- Revoir les programmes de subventions pour les organismes communautaires
- Offrir l'assurance chômage aux aidants naturels qui doivent quitter leur travail pour prendre soin de parents, puisqu'ils y ont largement contribué.

Là j'ai eu le droit à l'explication qu'ils devaient traiter l'ensemble des aînés et non pas une partie.

J'avais donc bien compris. Au diable le 6%. On ne fera pas grand-chose.

Malgré tout ceci, j'ai toujours confiance en la Ministre, Madame Marguerite Blais, pour faire avancer le dossier des aînés. Mais c'est au Ministère que j'ai moins confiance.

Finalement, j'aimerais être un petit oiseau pour voir comment la séance de ce soir (19h00, à St-Jérôme) va se dérouler. Vont-ils parler du 6% ? Vont-ils démontrer de la patience ? Vont-ils remettre à l'entrée des dépliants, surtout celui présentant la mission du Ministère ? Et si oui, vont-ils l'avoir lu ?

Ça vous dirait pas d'aller faire une tite visite là-bas un de ces soirs ?

 

 

  

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 16 octobre 2007

 

 

 

« Tu vas voir, dans quelques temps, on n’en parlera même plus », m’a dit ma chum au sortir du documentaire de Paul Arcand, Les voleurs d’enfance.

 

C'est exactement ça qui s'est passé.

 

À part Nathalie Simard que l'on voit à la télé de temps en temps, on ne peut pas dire que les médias débordent de nouvelles sur les mesures concrètes qui s’imposent pour corriger la situation des enfants maltraités.

 

Une nouvelle succède à une autre qui sombre dans l’oubli. Mais qu’importe ce qui se passe dans le « grand monde », moi je n’oublie pas. Parce que…

 

Parce que… la vie me tue.

 

Oui, la vie me tue quand une travailleuse sociale ferme un dossier d’enfant maltraité faute de réponse. La vie me tue quand un haut dirigeant de la DPJ n’a pas l’air de savoir ce qui se passe dans sa belle grande tour d’ivoire. La vie me tue quand une ministre, confrontée aux mauvais traitements des enfants en centre d’accueil, semble ne s’en remettre qu’aux propos des responsables mis au banc des accusés.

 

Pire, la vie me tue quand un parent n’est pas poursuivi en justice, ou qu’il reçoit une peine minimale pour avoir maltraité son enfant. La vie me tue quand on enchaîne un enfant comme une bête de cirque. La vie me tue quand, au lieu d’emprisonner un parent abuseur, on envoie son enfant dans un centre d’accueil aux allures de prison, même pire.

 

La vie me tue quand on enferme un enfant dans une salle d’isolement parce qu’il pleure trop ou qu’il se choque de ne pas comprendre ce qui lui arrive. La vie me tue quand un enfant est ballotté d’une famille d’accueil à une autre. La vie me tue quand un enfant est agressé dans sa famille d’accueil. La vie me tue quand un enfant est remis à la charge du parent agresseur. La vie me tue quand la société rejette un enfant maltraité parce qu’elle le trouve trop « fucké ».

 

Alors, oui à une meilleure organisation des services sociaux pour la jeunesse. Oui à une loi qui réduit le ballottage. Oui à l’adoption plus rapide. Mais surtout, oui à des peines sévères pour les agresseurs !

 

À mon avis, un proche qui abuse de son pouvoir pour maltraiter, violer, toute personne sous sa responsabilité mérite la peine de mort. J’irais même plus loin. Tous ceux qui savent et se taisent sont autant condamnables que l’agresseur. Car il n’y a pas de plus grand crime que celui d’abuser de ceux qui sont sous notre responsabilité et qui nous font confiance.

 

Alors, n’arrêtons pas d’en parler. Et surtout, agissons de façon à protéger nos enfants.

 

Il serait temps que nos politiciens s’enlèvent les doigts dans le nez pour agir concrètement dans ce dossier. Ça fait beaucoup trop longtemps que nos enfants souffrent. 

 

Quant à moi, je continue d’en parler à ma manière parce que… la vie me tue.

 

Et vous, est-ce que la vie vous tue aussi ?

 

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Vendredi 23 novembre 2007



Vous pensez que je trinque à un événement spécial ?

 

Erreur !

 

Je trinque au retour des igloos-mobiles. Vous savez, ces espèces de véhicules enveloppés d’une épaisse croûte de neige et de glace durcie, et qui souvent filent à vive allure espérant arriver à destination sans avoir perdu un seul petit morceau de leur précieux enrobage.



  

 

 

Vous vous reconnaissez, peut-être ? Ou reconnaissez-vous quelqu’un de votre entourage ?

 

 

Peut-être êtes-vous comme ma grand chum qui jure par tous les saints du paradis que les conducteurs d’igloos-mobiles, par leur manque total de civisme, sont de vrais dangers publics et, surtout, des imbéciles de la pire espèce ?

 

 

Seigneur, pourquoi diable se fâcher ainsi ? Ce n’est pas bon pour le cœur. Et puis, je suis désolée de vous le dire, mais les igloos-mobiles ont une certaine utilité.

 

 

Vous trouvez que j’en ai fumé du bon ?

 

 

Ah ! mais, détrompez-vous !

 

 

En effet, les igloos-mobiles sont fort utiles aux autres conducteurs, car c’est le seul temps où ils savent d’emblée qui conduit son véhicule sans jamais regarder dans ses miroirs.

 

 

Et ça, chers lecteurs, c’est ce que j’appelle « être un danger public » !

 

 

 

 

 

 



 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 26 novembre 2007

 

 

 

Oui, à bien y penser, je change d'idée sur la désinstitutionnalisation des aînés en perte d'autonomie.

Non mais c'est vrai, on devrait faire confiance à nos élus. Ne sont-ils pas payés pour penser, pour étudier les problèmes de la société ?

Alors, quand les Libéraux disent qu'il faut désinstitutionnaliser les aînés en perte d'autonomie, ils doivent savoir de quoi ils parlent !

Qui sommes-nous, nous, petit peuple, pour critiquer ce qu'on n’a pas étudié ?

Si nos hommes politiques le disent, ils doivent avoir raison.

Alors, embarquons tous dans ce grand mouvement qu'est la désinstitutionnalisation des aînés en perte d'autonomie.

« Mais on ne sait pas comment s'y prendre ! »

Vous avez bien raison d'être inquiet. J'abonde dans le même sens. Comment va-t-on s'y prendre ?

Cessons de nous inquiéter. Allons voir nos Libéraux. Ils ont étudié le dossier. Ils vont nous dire quoi faire.

Par contre, si vous êtes comme moi, vous apprenez par l'observation. Alors, pourquoi ne pas proposer à tous les membres du Parti Libéral et à tous ceux qui travaillent directement ou indirectement avec eux, de nous éduquer en matière de prise en charge de nos aînés en perte d'autonomie ?

Pour une période de deux ans, ces derniers pourraient ramener chez eux les aînés en perte d'autonomie au sein de leur propre famille.

Madame Marois et de Monsieur Dumont pourraient agir comme une vigie. Ces derniers s'assureraient que les aînés rapatriés par la grande équipe des Libéraux sont traités de manière adéquate. À partir de leurs observations, ils pourraient dresser un plan d'action pour que chaque citoyen emboîte le pas de manière efficace et efficiente en vue de fournir à leurs aînés en perte d'autonomie des soins appropriés à leur condition. Tout ceci, en favorisant l'épanouissement des familles, tel qu'est le mandat du Ministère de la Famille.

Alors, chers concitoyens et concitoyennes, donnons une chance à nos Libéraux de prouver leur point.

 

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 31 décembre 2007

 

 

 

Y a-t-il quelque chose de plus déchirant que les querelles familiales ; celles qui par leur hargne vous brouillent et vous désunissent des vôtres ? 
 
Certains diront : 
 
- Ainsi va la vie ! 
Foutaise ! 
 
Quelle belle façon de se déresponsabiliser !
 
Nos familles se font de plus en plus petites. FaireMdes bébés, c'est dépassé. Raison de plus pour s'accorder. 
 
Vrai qu'on ne choisit pas sa famille. Mais est-ce une raison pour l'abandonner pour un oui ou pour un non ?
 
Je suis allée à des funérailles aujourd'hui : celles de mon oncle âgé de 88 ans. Il était atteint de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs années.
 
Mon cousin, le fils aîné de mon oncle, est en brouille avec le reste de la famille depuis je ne compte plus les années.
 
Résultat : ses enfants ne connaissent pas leurs grands-parents, ni leurs oncles et tantes, ni leurs cousins et cousines.
 
Alors, ça m'a fait tout drôle de voir le fils de ce cousin, âgé de 35 ans, accompagné de son fils de 6 ans, offrir ses sympathies à sa grand-mère qu'il rencontrait pour la toute première fois.
 
N'est-ce pas triste ?
 
Vivre sans avoir la chance de connaître sa propre famille à cause de l'entêtement de certains de ses membres, c'est être privé d'une partie, qui m'apparaît essentielle, de soi-même : son histoire, ses origines, ses racines. N'est-ce pas un peu mourir avant d'être mort ?
 
Comment peut-on vivre ou pire faire vivre une telle privation à ceux qu'on dit aimer plus que tout : nos enfants ?
 
Non, vraiment, je ne comprends rien à tout ceci.
 
La vie est si courte et si pleine de vicissitudes, pourquoi l'envenimer par des querelles sordides dont on n'a même plus souvenance de ce qui les a d'abord causées ?
 
Quand j'étais petite et que je me chamaillais avec ma sœur, ma mère nous disait :
 
- Vous êtes juste deux, accordez-vous donc !
 
C'est ce qu'on a fait, et que l'on continu de faire depuis plusieurs décennies.
 
Je n'ai qu'une seule chose à ajouter :
 
- Aimons-nous quand même, malgré nos heurts, car la vie ne vaut la peine que si l'amour existe.

 

 

 

 

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 janvier 2008





Ferez-vous partie des 45 000 adeptes du tabagisme à vous enlever prématurément la vie cette année au Canada ? Qui seront les 1 000 non-fumeurs à succomber avec vous ? Votre conjoint ? Vos enfants ? Des membres de votre entourage ? Qui ?

Les sectes peuvent bien aller se rasseoir ! Le tabagisme remporte la palme du plus grand suicide collectif au monde. Pas besoin de boissons au cyanure, juste de simples cigarettes en vente libre partout dans les bons magasins et chez nos amis les Indiens.

« Faut bien mourir de quelque chose », direz-vous.

Voilà une bien drôle d’idée. Moi, j’aimerais mieux mourir de rien. M’endormir un soir paisiblement dans la douceur et la chaleur de mes draps santé et ne plus jamais me réveiller. Aucune souffrance. Alléluia !

Mais la mort que s’impose le fumeur est loin d’être aussi rapide et agréable. 

Le fumeur s’éteint à petit feu. Il se consume au gré de chaque bouffée de cigarette et des 4 000 substances chimiques contenues dans sa fumée. Contrairement à certains adeptes des sectes qui se donnent une mort rapide en ingurgitant du cyanure ou autre poison, les adeptes du tabagisme s’infligent une mort lente, pénible, parfois même agonisante.

Ceci vous effraie ? Mais vous tenez mordicus à mourir de quelque chose, à vous sacrifier pour la cause.

Sautez en bas du pont ! C’est bien plus simple et c’est moins coûteux pour l’État. Sans compter que vous épargnerez vos proches. Ils auront de la peine certes, mais ils ne seront pas déchirés par des années passées à vous regarder souffrir, étendu dans un lit d’hôpital, dans votre couche, paralysé par un accident vasculaire cérébral (AVC) ou atteint d’un cancer débilitant.

Vous croyez que j’exagère ?

Je ne vous blâme pas. Ne me croyez pas sur parole. Voyez par vous-même. Il n’y a rien de mieux pour se faire une idée. Allez faire un petit tour à l’hôpital. Certains patients seront heureux de votre visite, car plusieurs sont sans famille et n’ont pour seuls amis que les laveurs de planchers.cause.

Allez ! entre deux cigarettes, vous trouverez bien quelques minutes pour vous y rendre. Mais surtout, ne courez pas. Vous pourriez vous essouffler.

Une fois à l’hôpital, marchez, faites le tour — ne dérangez pas trop tout de même. Ce sont des malades. Regardez partout, les membres de votre secte sont faciles à reconnaître. Après tout, le suicide du fumeur passe par plus de deux douzaines de maladies et de conditions. 

Vous êtes perplexe ? Je vous en donne quelques-unes ; ça vous aidera à les repérer : maladie coronarienne ; maladie vasculaire ; anévrisme aortique ; cancer du poumon, de la bouche, de la gorge, du larynx, du pancréas, du rein, de la vessie, du col de l’utérus ; maladie pulmonaire chronique ; bronchite chronique ; emphysème ; pneumonie ; ostéoporose.

Je m’arrête ici. Je pense que vous avez compris l’idée. Je ne voudrais surtout pas dramatiser.

Enfin, jetez un coup d’œil à l’urgence. C’est un endroit très éducatif. Mais n'y restez pas trop longtemps, car les lieux sont toujours bondés. Et, c’est encore pire lorsqu’il fait très humide et qu’il y a de forts vents, puisque de telles conditions climatiques causent généralement de sérieux problèmes respiratoires surtout aux adeptes du tabagisme.

Comment les reconnaître ces adeptes ?

Facile. Ils sont tous branchés sur des respirateurs.

Finalement, à l'hôpital c’est comme un genre de fête. On célèbre la mort qui approche. Moi, ce n’est pas le genre de fête qui m’amuse. Par contre, l’adepte y trouvera certainement de quoi se réjouir ? Et puis, qui sait, peut-être serez-vous vous-même invité officiellement la prochaine fois ?

Un autre endroit intéressant à visiter, surtout à l’heure des repas, c’est l’aile des patients longue durée. Mettez-vous un peu à l’écart quand même, histoire de ne pas gêner le personnel qui s’affaire à nourrir tout ce beau petit monde en chaise roulante.

Plusieurs des malades ne peuvent même pas lever le petit doigt, ils doivent être nourris comme des bébés. Mais remarquez comme le personnel prend bien soin d’eux. Je crois que vous y serez bien.

Et vous, vous aimez l’endroit ?

Là, je sens un brin de panique s’emparer de vous ? Vous songez à sauter en bas du pont ?

Je plaisantais quand je vous disais qu’il était plus simple de sauter en bas du pont. Tout à coup vous vous manqueriez ? Ce serait l’hôpital, paralysé dans un lit aussi. Ce n’est pas d’avance, croyez-moi !

Mais maintenant que j’ai votre attention, il existe réellement une solution simple au tabagisme. C’est de sortir de la secte ; c’est de cesser de fumer tout simplement.

Wow ! Débile, hein !

Vous manquez de courage pour écraser une fois pour toute ?

On n’a vraiment pas la même définition du « courage » !

Pour moi, se laisser mourir à petit feu jusqu’à voir son corps se désagréger morceau par morceau : artères sclérosées, muscles atrophiés, vessie paralysée ; sans penser à la peine et à la détresse qu’on inflige à ses proches, ça ,c’est du courage !

Peut-être pensez-vous qu’il est trop tard pour arrêter de fumer ?

Erreur ! Il n’est jamais trop tard !

La plupart des maladies reliées au tabagisme, ainsi que l’espérance de vie, s’améliorent après que le fumeur a cessé de fumer.

Vous n’êtes toujours pas décidé à écraser ?

Dommage.

J’aurais bien aimé vous convaincre avant que...





MSO-tabac-copie-1.jpg

par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 27 janvier 2008
J'ai lu un article dans La Presse du 19 janvier (page A20) disant que des fumeurs de cigarettes « légères » veulent poursuivre les cigarettiers pour publicité mensongère.

Ça me jette à terre de voir que des gens croient qu’il existe de « bonnes » cigarettes. Les « légères » ; les « vitaminées » comme la Vitacig qui n’a fait qu’une brève incursion sur le marché, il y deux ans, merci mon dieu ; et là, les nouveaux cigares arômatisés les cigares à saveur de vanille, de fraises, de cacaouettes !

Respirer de la boucane, c’est nocif ! Point à la ligne. Que ce soit de la fumée de pot, de cigarettes fortes, régulières, légères, vitaminées, de fleurs de cactus, de géraniums, de St-Joseph, à la vanille, à la fraise, aux cacaouettes, alouette !

La seule cigarette qui n’endommage pas la santé est celle qui reste bien sagement assise dans son emballage sur les étalages des points de vente.

Si j’étais Première Ministre, voici ce que je ferais.

J’obligerais les cigarettiers à réduire les produits chimiques dans le tabac, de manière progressive, pour que, dans trois ans, il n’y en ait plus du tout. Ceci afin de désintoxiquer les fumeurs en vue de l'extinction de la cigarette.

Que deviendra l’industrie du tabac ? Les travailleurs ?

Fabricants, poseurs, entreposeurs, recycleurs de pneus ! Pour soutenir la nouvelle Loi qui oblige tout véhicule à rouler sur des pneus d’hiver.

C’est bien beau, mais l’été ? Y'aura pas de boulot !

Pas de boulot l'été ? Pas de problème!

Une nouvelle Loi : Obligation de mettre des pneus d’été à compter du 15 mai.

Santé et sécurité maximales. Trois problèmes de réglés !

Qui vote pour moi ?


par GinTonHic publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Pourquoi «délires» ?

   

J'É-Cris...
 

Parce qu’il y a dans ma tête comme un étau qui assujettit mon esprit angoissé et agité par des milliers d’images. Des sentiments trop longtemps refoulés, des mensonges, des vérités, des souvenirs, des drames, des espoirs. 
  
Mes « É-Cris » sont les cris de mon cœur qui ne peuvent plus se contenir. Ils explosent au grand jour, souvent de manière violente, se substituant à mes angoisses insoutenables. 
  
Qu'importe ce que j'écris ici, je le fais d'abord pour découvrir ce qui se passe dans ma tête et dans mon coeur. J'écris pour être moi. Mais aussi pour faire que vous soyez. 
 

Alors, vous venez ?  

     

annuaire de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus